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All Roads lead to you...
dimanche 13 juillet 2008, a 23:38
Rickie Lee Jones: I missed you so muchhhhhh

8 ans passé à chercher cette chanson de rickie lee jones.... entendue il ya bien longtemps sur un cd d une amie!

la chanson c'est On sundays afternoon in 1963

enjoy guys!!!



mardi 02 octobre 2007, a 00:44
D'Amour et de Carton....l'Histoire des Cartoneros

 



mardi 02 octobre 2007, a 00:41
A Buenos-Aires, les «cartoneros» dérangent

  Face visible de la crise, les « cartoneros » sont les nouveaux pauvres de l'Argentine. A Buenos-Aires, ces ramasseurs de cartons et d'autres matériaux recyclables sont de mieux en mieux organisés et ont tout intérêt à l'être : beaucoup aimeraient les voir disparaître.

Par Samuel Schellenberg,
de retour de Buenos Aires, 7 août 2003


La scène se répète inlassablement. D'abord, on entend le cliquetis d'un vieux caddie. Puis c'est une ombre furtive que l'on voit passer. Cette ombre s'arrête près d'un sac poubelle que quelqu'un a abandonné sur le trottoir moins de dix minutes auparavant. Après une brève inspection du sac, l'ombre et son caddie continuent leur chemin, sans rien emporter. C'est que dix minutes, dans le métier, c'est beaucoup. En tout cas, c'est plus qu'il n'en faut pour qu'un « collègue » soit déjà passé par là et ait vidé le sac du carton ou du verre qu'il contenait peut-être. La prochaine fois, il faudra être plus rapide... Les cartoneros - ou ramasseurs de résidus recyclables - sont la face visible de la crise qui a suivi la dévaluation du peso en janvier 2002. Ils seraient entre 30 000 et 40 000, rien qu'à Buenos- Aires, à travailler jour et nuit - et au noir - dans tous les quartiers de la ville. Une partie des cartoneros ont toujours existé, mais la brutalité de la crise argentine les a multipliés. Beaucoup de ceux que l'on voit aujourd'hui ramasser du carton sont des personnes de la classe moyenne, qui avaient encore un travail au début de l'an dernier. Avec les mois, beaucoup se sont organisés, et aujourd'hui une loi municipale les reconnaît. A condition que les cartoneros s'inscrivent auprès de la municipalité. «Un piège pour nous soutirer des impôts», tempête Alberto, un ramasseur de carton du nord de la ville. «Pas du tout», s'indigne Sandra Carlino, qui a collaboré avec le député péroniste Eduardo Valdez à la réalisation du projet de loi. «L'inscription au registre ne leur donne que des avantages : reconnaissance, formation, matériel, etc.»

BUISNESS MILLIONNAIRE
Néanmoins, il ne fait pas de doute que dans un pays où près de la moitié du travail s'effectue au noir, selon les chiffres officiels, toute possibilité de contrôle du marché du travail est la bienvenue pour les entités publiques. Mais au-delà de la question d'une éventuelle taxe, force est de constater que le négoce dans lequel se sont invités les cartoneros est un business qui vaut des millions de dollars. Dans la capitale argentine, quatre entreprises privées et une entreprise publique se partagent un gâteau de 5000 tonnes de déchets par jour, ramassés et transportés dans de grandes décharges de la périphérie, tristement célèbres pour la pollution qu'elles produisent. Ces entreprises facturent à la tonne de déchets qu'elles ramassent. Tout ce que récoltent les cartoneros est donc de l'argent potentiel qui leur échappe. Ainsi, si 30 000 ramasseurs de carton récoltent ne serait-ce que 35 kilos chacun par jour, cela représente déjà plus de 1000 tonnes, soit 20% du butin des entreprises. Un manque à gagner qui dépasse le million de dollars mensuel. D'où la grogne des entreprises de ramassage, qui ont demandé à la municipalité d'intervenir. A ces «pertes» s'ajoute une réduction générale de la consommation, à cause de la crise, qui fait que les Portègnes (les habitants de Buenos-Aires) ont par exemple généré 30% de déchets en moins l'an dernier, par rapport à 2000.

CANDIDAT ANTICARTONEROS
Parmi les ennemis jurés des cartoneros : Mauricio Macri. Ce riche entrepreneur, lié à une des entreprises de ramassage d'ordures, président du club de foot Boca Junior et ami personnel de l'ex président Carlos Menem, les avait traités l'an dernier de «voleurs». Parce qu'ils s'approprient un bien qui ne leur reviendrait pas. Entre-temps, celui qui est candidat - avec de bonnes chances - au poste de maire de Buenos-Aires (les Portègnes doivent se prononcer le 24 août) a adouci son discours. En cas de victoire, il dit vouloir engager tous les cartoneros dans des usines de recyclage. Ce qui fait rire jaune les «récupérateurs de résidus recyclables», comme les appelle la Buenos-Aires politiquement correcte. Car il n'y aurait de toute façon pas de place pour tout le monde. Ce que veut Macri, chuchote- t-on, c'est libérer les rues de ces ombres furtives qui fouillent dans les poubelles et rappellent à trop de personnes que la «fête des années 1990» est bel et bien terminée.

UTILITÉ PUBLIQUE
«De plus en plus de personnes nous considèrent d'utilité publique», tempère Cristina, qui dirige un groupe de cartoneros organisé depuis un an en coopérative dans le quartier chic de Palermo. Concrètement, sa coopérative fait du porte à porte et propose aux personnes qu'elle visite de séparer elles-mêmes leurs déchets - verre, carton, plastique - et de convenir avec le cartonero d'un jour de ramassage. La coopérative se charge ensuite de vendre les déchets à des entreprises de recyclage, payant par ce biais de quoi vivre aux personnes qu'elle emploie. «Avec ce système, on ne travaille pas de nuit et on évite de devoir fouiller dans les poubelles», explique Cristina. Sans compter que c'est une manière de promouvoir le ramassage différencié, pratiquement inexistant à Buenos-Aires. «Nous n'avons besoin que de chariots et d'un entrepôt - dans l'une des nombreuses maisons inhabitées que compte le quartier, par exemple - qui nous permettent d'amasser ce que nous ramassons, pour pouvoir ensuite revendre à la tonne», raconte Cristina. C'est la seule façon d'éviter les intermédiaires, souvent liés à la mafia.

Les «cartoneros», eux, recyclent les déchets A Buenos-Aires, 70% des déchets recyclables sont ramassés par les cartoneros, selon une étude réalisée l'an dernier. «En fait, s'il n'y avait pas les cartoneros, estime Sandra Carlino, assistante d'un député auteur d'une loi en faveur des ramasseurs de carton, tous les déchets recyclables finiraient dans les décharges». Car il ne faut pas compter sur les entreprises de ramassage d'ordures pour faire du tri, même si cette tâche figure dans leur cahier des charges. Avec une rétribution à la tonne d'ordures ramassées, les entreprises ne semblent pas vouloir perdre du temps à séparer les déchets potentiellement recyclables des autres. Dans une attitude ambiguë, entre résignation devant une réalité qui la dépasse et volonté d'institutionnaliser les cartoneros, la municipalité de Buenos-Aires diffuse actuellement un spot télévisé concernant les ramasseurs de carton. Ce spot invite les Portègnes à «faciliter le travail des cartoneros en séparant les déchets en plusieurs sacs». En attendant des jours meilleurs, qui verraient les ramasseurs de carton rejoindre un circuit professionnel formel, elle tente de mettre un peu d'ordre dans le chaos du ramassage d'ordures. Tout en évitant la multiplication des sacs de poubelles éventrés sur les trottoirs de la capitale.

 

source: http://www.decharge34.com/pages/page31a.html

 

 



mercredi 05 septembre 2007, a 22:23
Charles, La misère n’est pas moins pénible au soleil!

Récit d'un voyage au Maroc :

 

Coupure d'eau et d'électricité :

Encore une fois, comme tous les ans, il fait chaud, très chaud. On avance sous un soleil de plomb et on presse le pas pour pouvoir aller s'isoler de ce soleil ennemi, meurtrier.

Au centre de toutes les discutions, l'eau. On nous l'a encore coupé pourtant ce n'est pas faute de ne pas avoir payé les factures, en fait, ils l'ont coupé à tout le monde. Pour quelles raisons ? Cela fait 20 ans que cela dure alors comme le disent mes chers voisins…. « C'est comme ça et pas autrement…il faut s'y faire». J'ai soif, je voudrais prendre une douche ? Est-ce que les autorités locales s'en préoccupent…je crois qu'ils daignent même pas essayer de comprendre. Combien de temps cela va durer ? A 15h selon les rumeurs on aura a nouveau de l'eau dans les robinets….Il est pourtant 18h00.

Le droit a l'information ? ……apparemment c'est un concept que l'on ne comprend pas encore, ici…D'où la stupeur, lorsque je dis que je vais contacter les médias, pour me plaindre et que je souhaite rencontrer l'élu local.

Si seulement c'était que l'eau ! Ils ont aussi coupé l'électricité, non pas parce qu'ils entreprennent des travaux…Non, faut pas chercher a savoir.

Je suis allée à la rencontre du maire accompagnée d'une amie française d'origine marocaine, comme moi, mais le maire ne travaille pas le dimanche. Il était peut être a la messe…mais c'est peu probable. Au responsable de la sécurité de la Mairie, je demande :« Ou est le maire Mr le garde ?...... ». Apparemment, il ne travaille pas lui non plus le dimanche. Pourtant le jour saint ici c'est le vendredi. Mais faut croire qu'au Maroc, c'est dimanche tous les jours comme le dirait une amie.

 

Tremblement de terre :

1er jour dans le Nord marocain et en cadeau de bienvenue, un léger tremblement de terre assez fort pour terrifier tous les habitants de la ville. On sort vite des maisons pour rejoindre la rue ou tout le monde se retrouve. Pieds nus, dehors mais….tous ensemble. Le bruit était atroce, ces demies secondes de secousse aussi. Mon Dieu, je ne veux plus revivre ça !

 

Tentative d'attentat a Meknès :

Dieu merci, la tentative a échoué. Combien de fois faudra t-il répéter que le Coran ne cautionne pas ce genre d'actes cruels…. Alors ?? « Cuanto tiempo mas va a durar esa locura » ???

 

Le Maroc :

Il a fait beau, les gens étaient comme a leur accoutumé accueillant et souriant. L'atlantique était agité…tout comme moi d'ailleurs. Envie de crier mon désespoir à qui voudra l'entendre sur les manquements au respect des droits de l'Homme, que pour ne citer qu'eux…

 

Credit photo:  http://www.unregard.net

 

Fatilicious

 

lundi 03 septembre 2007, a 23:25
L’été enchanté du royaume

  Cet été, le beau royaume de Mohammed VI est parti en vrille. Tout a commencé à la mi-juillet avec une sale affaire de presse.

 

Au début du mois, le journal arabophone Al Watan Al An publiait un dossier consacré à l’alerte terroriste maximum décrété par les autorités depuis le 6 juillet en raison de vilaines menaces proférées par un site web de barbus excités. Les journalistes ont du biscuit : « on » leur a donné des notes classées « confidentiel » émanant de la DST et du renseignement militaire. Oups, dire que le royaume enchanté est censé être en alerte rouge !

 

Furieuses que de tels documents se baladent entre les mains de journalistes, les autorités n’ont pas perdu de temps. Le directeur d’Al Watan Al An et l’auteur de l’article incriminé sont aussitôt arrêtés et embarqués pour une longue garde-à-vue de plusieurs jours. Ils seront finalement inculpés pour « recel de documents obtenus à l’aide d’un crime » et respectivement condamnés à huit mois ferme (pour le journaliste) et six mois avec sursis (pour le directeur). Huit militaires ont également écopé de peines de prison fermes allant jusqu’à cinq ans.

 

Si le même sort n’attend sans doute pas le patron de l’hebdomadaire Tel Quel et de son pendant arabophone, Nichane, Ahmed Reda Benchemsi se trouve lui aussi dans de beaux draps. Début août, ses deux hebdomadaires ont été saisis et détruits. En cause ? Un éditorial critiquant le discours prononcé par Mohammed VI lors de la traditionnelle Fête du Trône, le 30 juillet dernier. Un discours musclé où le roi du Maroc, plus absolu que jamais, réaffirme la prépondérance de la monarchie sur tout ce qui bouge au royaume enchanté. Selon les cancans casablancais, le directeur de Tel Quel et de Nichane paie le fait d’avoir rédigé son éditorial en darija, l’arabe marocain, un langage imagé et cru. Autrement dit, dans un langage compréhensible par tous les Marocains. Le procès d’Ahmed Reda Benchemsi devrait se tenir le 24 août — il est accusé de « manque de respect au roi », une accusation avec laquelle on ne badine pas au royaume enchanté — et l’on parle déjà d’une interdiction de paraître des deux magazines pour une période allant de deux à trois mois, sans oublier une amende coriace. Une catastrophe pour la liberté de la presse au Maroc puisque ni Tel Quel ni Nichane ne pourront couvrir les élections législatives du 7 septembre si tel était le cas. Le plus cocasse a toutefois été la réaction du ministre de la communication, Nabil Benbdellah, directeur de journal en son temps : « cette impertinence est la preuve de la mauvaise compréhension par certains de ce qu’est la liberté de la presse », a-t-il commenté.

 

SOURCE:http://www.bakchich.info/article1540.html

 

Image: Emission de tele realite argentine...avec pour titre "Si vous souffrez, contactez nous".

...Et Vu l'etat de souffrance actuelle au Maroc....Vaut mieux appeller tout de suite.....!!

jeudi 02 août 2007, a 16:10
Maroc, Morocco, Marruecos....

Comme chaque été, le pèlerinage s’impose.

 Le retour aux sources, le retour à l’essentiel prend forme, l’été au Maroc c’est pour très bientôt.

 Dans 2 jours, je mettrai ma valise dans la malle, mon mp3 dans la poche prête a affronter la distance, la traversée de l’Espagne et les interminables attentes sur le port d’Algeciras.

 

Une fois le détroit de Gibraltar, oui ce fameux détroit dépassé, la lumière sera plus vive, les bruits plus forts et les odeurs d’épices plus fréquentes.

Sais tu que le Maroc est le plus beau pays ? Sais tu que c’est le seul pays avec 3 façades aussi belles : l’atlantique, la méditerranée, et le Sahara.

 

T’as t-on déjà dit a quel point ce pays est chaleureux, sa population accueillante et ses administrations corrompues ?

 

Sur les bancs de Tanger à observer les bateaux partir, sur ceux de Rabat a regardé cette luxure inutile et sur ceux du moyen atlas, observant les plaines, les collines, les pierres au bord des routes, les bergers et leurs troupeaux sous un soleil insoutenable.

 

Y aura-t-il cette année assez d’eau pour tenir ce cruel mois d’août ou est ce que la sècheresse aura encore frappé ceux qui n’ont déjà rien ? Est-ce que les aides humanitaires seront arrivées a destination ou est ce qu’elles rempliront le ventre de ceux qui l’ont déjà bien gros ? Les sociétés internationales se multiplient, elles font du chiffre a ne plus savoir quoi en faire, pourtant au Maroc, on meurt toujours de faim…..Néocolonialisme quand tu nous tiens la jambe….

 

Fatima. C



vendredi 27 juillet 2007, a 14:24
"Fantasia Pop"...le nouvel album arrive prochainement...!!

Belanova ofreció recientemente una conferencia de prensa para dar más detalles sobre su nuevo disco, este está siendo producido por Cachorro López. La banda se encuentra en Argentina.

Adelantaron que trabajarán también con Andrés Calamaro, pues quieren darle un nuevo sonido a su música.

 

El albúm saldrá a la venta mundialmente en Septiembre de este año. Se ha confirmado que el tercer LP contendrá de 12 a 15 canciones.

 

La banda mencionó: “Queremos hacer una producción más rockera, con más guitarras, pero que al mismo tiempo, no pierda la esencia de lo que es Belanova”.

Actualmente se encuentran trabajando en un tercer álbum de estudio, en el cual supuestamente colaborara con Moby, Jamiroquai y Luis Fonsi.

 

El 2 de julio de 2007 se escucho por primera vez en las principales estaciones de radio de México, U.S.A., Centro América, Colombia, Chile, Argentina y España el primer sencillo "Baila Mi Corazón♥" del nuevo disco Fantasia Pop que saldra a la venta el proximo mes de septiembre.

 

Traduction a venir...

 

source: wikipedia

 

Un extrait du premier album "Cocktail" avec le single "Tus Ojos"



mardi 17 juillet 2007, a 17:16
Gerard Miller analyse les propos "Sarkozystes"

  Une tres bonne analyse de Gerard Miller sur plusieurs extraits de discours de Nicolas Sarkozy....

 

"Moutons dans la baignoire, la france n'a pas commis de genocide, elle n'a pas invente la solution finale...."

 

Entre polemiques, demagogies, propos colonialistes, negationnisme....!Nicolas Sarkozy comme vous ne l'aviez  jamais compris....!!!!!

 

Attention les oreilles!!

 

Fatima.C



samedi 14 juillet 2007, a 00:26
L’Instance Equité et Réconciliation

Et si le Maroc m'était conté...

 

  Synthèse du rapport final (résumé)

Introduction

 

L’Instance Equité et Réconciliation (IER) a été installée officiellement par Sa Majesté le Roi Mohamed VI le 7 janvier 2004. Dans le discours prononcé à cette occasion, le Souverain a conféré à l’Instance une dimension historique et lui a confié des responsabilités éminentes en la définissant comme une commission pour la vérité et l’équité.

L’IER est composée d’un président et de 16 membres de différentes sensibilités, issus pour moitié du CCDH, tous unis autour des mêmes objectifs de protection et de promotion des droits de l’homme. Elle a procédé elle-même à l’élaboration de ses statuts, qui ont été approuvés par Dahir (décret royal) en date du 10 avril 2004 et publiés dans le Bulletin officiel du Royaume daté du 12 avril 2004. Dans ces statuts, l’IER a précisé et détaillé les missions dont elle est investie, les violations objet de son mandat et les modalités d’organisation de son travail.

L’IER a disposé de 23 mois pour examiner une période de 43 ans, période de référence couverte par son mandat et qui s’est étendue du début de l’indépendance du pays en 1956 à la date d’approbation par SM le Roi de la création de l’Instance Indépendante d’Arbitrage en 1999. Ses modalités d’action ont comporté l’investigation, la recherche, l’évaluation, l’arbitrage, et la présentation de recommandations et de propositions de réformes. Les investigations ont porté sur les violations graves des droits de l’Homme qui ont revêtu un caractère systématique et/ou massif, ayant eu lieu durant la période précitée et qui ont englobé la disparition forcée, la détention arbitraire, la torture, les violences sexuelles, les atteintes au droit à la vie, du fait notamment de l’usage disproportionné de la force, et l’exil forcé.

L’IER a procédé à une évaluation globale du processus de règlement du dossier de la disparition forcée et de la détention arbitraire, et mené des recherches et des concertations avec les pouvoirs publics, les victimes, leurs familles ou leurs représentants et les organisations non gouvernementales concernées. Elle a ainsi œuvré à l’établissement de la vérité sur les violations graves des droits de l’Homme, au moyen d’investigations, du recueil de témoignages, d’audiences publiques des victimes et d’audiences à huis clos avec des témoins et d’anciens responsables, de l’examen d’archives officielles et de la collecte de données de toute source disponibles. L’IER a pu ainsi établir la nature, la gravité et le contexte des dites violations, à la lumière des principes et normes du droit international des droits de l’Homme, élucider des cas de disparition forcée et préconisé des procédures de règlement ou de clôture pour les cas de disparus dont le décès est avéré, contribuer à la clarification de certains événements historiques ayant occasionné des violations des droits de l’Homme et déterminer les responsabilités des appareils d’Etat et, dans des cas particuliers, des acteurs non étatiques dans les violations objet des investigations.

En matière de réparation, l’IER a instruit et statué sur les demandes reçues de la part des victimes des violations graves des droits de l’Homme ou leurs ayants droit. Outre les décisions d’indemnisation, elle a également présenté des recommandations en matière de réhabilitation médicale et psychologique, de réinsertion sociale, de résolution de problèmes d’ordre juridique, administratif et professionnel restés pendants pour certaines victimes, ainsi que des cas d’expropriation. Partant du constat que certaines régions et communautés considèrent avoir souffert collectivement, de manière directe ou indirecte, des séquelles des crises de violence politique et des violations qui s’en sont suivies, l’IER a accordé une place particulière à la réparation communautaire. Elle a ainsi préconisé l’adoption et le soutien de programmes de développement socio-économique et culturel en faveur de plusieurs villes et régions, et recommandé la reconversion des anciens centres illégaux de détention.

L’IER a enfin élaboré un rapport final, comportant les résultats et les conclusions des investigations et analyses concernant les violations et leurs contextes, ainsi que des recommandations de reformes susceptibles de préserver la mémoire, de garantir la non répétition des violations, d’effacer leurs séquelles, de restaurer et de renforcer la confiance dans les institutions et le respect de la règle de droit et des droits de l’Homme.

Ci-après un résumé exécutif du contenu du rapport final de l’IER.

Etablissement de la vérité et détermination de la responsabilité I- Dossier des personnes présumées disparues

L’absence dans le droit marocain d’une définition précise de la disparition forcée et le fait que celle-ci représente une violation complexe entraînant une atteinte à tous les droits de l’homme protégés internationalement et en premier lieu le droit à la vie, a eu pour conséquence de désigner la notion de « disparition forcée », dans les débats portant sur les droits de l’homme au Maroc par des expressions telles que « personnes au sort inconnu », « personnes enlevées au sort inconnu », « personnes enlevées ». Cependant, ces qualifications n’englobent pas seulement la disparition forcée telle que définie universellement, mais renvoient aussi à d’autres formes de privation arbitraire de liberté, suivie, dans plusieurs cas, de privation du droit à la vie, soit à cause d’un abus de pouvoir ou d’un usage disproportionné et excessif de la force publique lors d’événements sociaux, ou suite à la torture, ou aux mauvais traitements ou lors d’affrontements armés.

Cette confusion a été d’autant plus manifeste que certains éléments constitutifs de la disparition forcée se retrouvent dans certains cas de détention arbitraire, particulièrement la non divulgation du lieu de détention et le refus de dévoiler le sort de la personne privée de liberté.

Lors de l’examen de la situation réelle de la disparition forcée et de la détermination des responsabilités à ce sujet, l’Instance a été confrontée aux attentes de la société et des familles des victimes, comme elle s’est trouvée devant des situations aussi diverses que complexes, ainsi qu’un manque d’informations susceptibles de reconstituer les faits et les éléments constitutifs du crime de disparition.

En analysant les événements et les faits liés aux cas de disparition forcée avérée déterminés par l’Instance, on peut affirmer que le recours à ce type de violation comme mode de répression avait pour objectif d’intimider et de terroriser les opposants politiques et la société dans son ensemble.

Ainsi grâce à l’analyse des dossiers qui lui ont été soumis et aux résultats des investigations menées, l’Instance est arrivée à la conclusion que la disparition forcée a été exercée contre des personnes et des groupes, lors d’événements politiques qui se sont déroulés durant la période relevant de la compétence temporelle de l’Instance ; ce qui lui a permis de qualifier ces cas comme étant une disparition forcée, telle que cette violation est définie dans ses statuts. Néanmoins, l’IER a enregistré d’autres cas de disparition, dont les victimes n’avaient pas d’activité politique, associative ou syndicale.

L’analyse des cas de disparition forcée relevant des attributions de l’Instance a permis de constater que cette violation a été commise de manière générale contre des personnes isolées, enlevées de leur domicile ou dans des circonstances indéterminées, et détenues dans des centres illégaux.

Considérant que la période couverte par le mandat de l’IER est la plus longue qu’une commission de la vérité ait eu à traiter (43 ans), que les crises de violence politique qui ont occasionné des violations graves des droits de l’Homme sont de nature très variée et ont impliqué de nombreux acteurs étatiques, et parfois non étatiques, et en l’absence d’une documentation fiable et de travaux académiques sur certains épisodes de l’histoire du temps présent au Maroc, le travail de l’IER en matière d’établissement de la vérité a pris plusieurs formes.

Les auditions publiques des victimes, diffusées sur les médias publics, les centaines de témoignages enregistrés et conservés dans les archives de l’Instance, les colloques académiques et les dizaines de séminaires organisés par l’IER ou ONG de toutes natures ont permis d’amplifier le débat public pluraliste et serein sur près d’un demi-siècle de l’histoire nationale. Ces activités ont permis aussi d’avancer de manière considérable dans l’établissement de la vérité sur plusieurs épisodes de cette histoire et types de violations, restés jusque là marqués par le silence, le tabou ou la rumeur, dont notamment, la question des disparitions forcées.

Cette notion a en effet couvert dans le débat national sur la question des droits de l’Homme plusieurs catégories de personnes dont le sort est demeuré inconnu. Afin de clarifier cette situation, l’IER a adopté une méthodologie de travail en deux phases parallèles.

  Les enquêtes de terrain : qui ont notamment comporté des entretiens systématiques avec les familles des personnes portées disparues, le recueil de témoignages d’anciens disparus « réapparus » libérés, des visites de constatation in situ et d’enquête dans les anciens lieux de détention ou de séquestration et l’audition d’anciens gardiens ayant exercé dans ces lieux.

  La recherche documentaire et l’examen des archives : L’IER a ainsi rassemblé et analysé l’ensemble des documents disponibles au niveau national et international (listes, sites web, rapports, etc. ) faisant référence, à un titre ou un autre à des cas de disparition (listes des ONG marocaines, listes fournies par Amnesty International, documents du Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées et involontaires -GTDFI-, ...) et procédé à l’examen des réponses des forces de sécurité et, dans les cas de violations survenues dans les contextes de conflit armé, de celles de l’armée ainsi que les documents disponibles du Comité international de la Croix Rouge (CICR).

Au terme de ce travail d’audition, de recoupement des sources et d’examen des réponses reçues de la part des autorités, l’IER a abouti aux résultats suivants.

L’IER a localisé avec précision les lieux de sépulture et déterminé l’identité de 89 personnes décédées en cours de séquestration à Tazmamart (31), Agdez (32), Kal’at Mgouna (16), Tagounite (8), Gourrama (1) et près du barrage Mansour Ad-Dahbi (1).

L’IER a localisé les lieux de sépulture et déterminé l’identité de 11 personnes décédées lors d’affrontements armés dont un groupe de 7 personnes décédés en 1960 (Groupe Barkatou et Moulay Chafii) et un autre de 4 personnes en 1964 (Groupe Cheikh Al Arab).

Les investigations de l’IER ont permis de déterminer que 325 personnes, considérées pour certaines comme faisant partie de la catégorie des disparus, sont en réalité décédées lors des émeutes urbaines de 1965, 1981, 1984 et 1990, du fait d’un usage disproportionné de la force publique lors de ces événements. Ce chiffre global se décompose ainsi : 50 victimes durant les événements de Casablanca en 1965 ; 114 durant les événements de 1981 à Casablanca et 112 à Fès en 1990. Pour les événements de 1984, l’IER a abouti au chiffre global de 49 victimes réparties comme suit : 13 victimes décédées à Tétouan, 4 à Ksar El Kébir, 1 à Tanger, 12 à Al Hoceïma, 16 à Nador et les localités avoisinantes, 1 à Zaïo et 2 à Berkane. Une source médicale a indiqué à l’IER que le chiffre global des victimes à Casablanca en 1981 est de 142. Cette information reste à vérifier.

L’IER a pu déterminer dans certains cas et l’identité et le lieu d’inhumation des victimes, dans d’autres les lieux d’inhumation sans parvenir à préciser l’identité des victimes, et enfin dans certaines circonstances l’identité des victimes sans aboutir à localiser les lieux d’inhumation. A une exception (Casablanca, 1981), l’IER a pu constater que les victimes avaient été enterrées nuitamment, dans des cimetières réguliers, en l’absence des familles, sans que le parquet ne soit saisi ou n’intervienne.

L’IER a par ailleurs pu déterminer que 173 personnes sont décédées en cours de détention arbitraire ou de disparition, entre 1956 et 1999, dans des centres de détention tels que Dar Bricha, Dar Al Baraka, Tafnidilte, Courbiss, Derb Moulay Chérif, etc.), mais n’a pu déterminer les lieux d’inhumation. 39 cas relèvent des événements des premières années de l’indépendance, impliquant pour partie la responsabilité d’acteurs non étatiques. Les années 1970 ont enregistré le nombre le plus élevé de décès (109 cas) alors que les décennies suivantes ont connu une nette régression : 9 cas pour les années 1980 et 2 cas pour les années 1990.

Dans le contexte du conflit dans les provinces du sud, les investigations de l’IER ont permis de clarifier le sort de 211 personnes présumées disparues. 144 d’entre elles sont décédées durant ou à la suite d’accrochages armés. Pour 40 d’entre elles, les identités, les lieux de décès et d’inhumation, ont été déterminés. Pour 88 autres, si l’identité a pu être déterminée et le lieu de décès localisé, les lieux de sépulture ne sont pas encore connus. 12 personnes décédées n’ont pu être identifiées, alors que 4 autres, blessées, arrêtées et hospitalisées sont décédées dans les hôpitaux et ont été enterrées dans des cimetières localisés. Enfin, 67 personnes présumées disparues ont été reconduites à Tindouf en Algérie par l’intermédiaire du Comité International de la Croix Rouge (CICR) en date du 31 octobre 1996.

En conclusion :

Les investigations de l’IER ont permis d’élucider 742 cas, toutes catégories confondues ;

l’IER a acquis la conviction que soixante-six (66) autres cas de victimes qu’elle a analysé rassemblent les éléments constitutifs de la disparition forcée et considère que l’Etat a l’obligation de poursuivre les investigations entamées par ses soins, afin d’élucider leur sort. Les investigations menées par l’IER ont permis de progresser vers cette élucidation. Il reste à tirer profit de l’expérience accumulée et des éléments, témoignages et indices rassemblés, et qui font partie des archives de l’IER.

Ceci étant, des difficultés ont entravé la recherche de la vérité, parmi lesquelles, figurent notamment la fragilité de certains témoignages oraux auxquels l’Instance a remédié par le recours à des sources écrites, l’état déplorable de certains fonds d’archives nationales quand elles existent, la coopération inégale des appareils de sécurité, l’imprécision de certains témoignages d’anciens responsables et le refus d’autres de contribuer à l’effort d’établissement de la vérité.

Au terme de ses travaux, l’Instance estime qu’un progrès significatif a été enregistré, entre janvier 2004 et novembre 2005, quant au degré d’établissement de la vérité sur les graves atteintes aux droits de l’Homme qu’a connu le Maroc.

II- La détention arbitraire

Contrairement à la disparition forcée, dont le but est de priver la victime de toute protection juridique, puisque tous les actes la constituant se font en dehors du cadre légal et au mépris du droit, la détention arbitraire est généralement exercée dans un cadre légal avec toutefois la violation de tout ou partie des dispositions de la loi.

Cette pratique a été caractérisée en général par la violation des dispositions de la loi régissant la garde à vue. Ainsi, la détention arbitraire, telle qu’elle a été pratiquée au Maroc, a été utilisée de façon systématique depuis le début des années soixante, notamment dans des affaires à caractère politique relevant des juridictions ordinaires.

On peut ainsi affirmer que la pratique de la détention arbitraire, suivie ou non de poursuites judiciaires, a été légalisée par l’introduction de nouvelles dispositions dans le code de procédure pénale relatives à la garde à vue. La garde à vue devenue illimitée donnait en effet au parquet et en fait à la police judiciaire, un pouvoir exorbitant, dépassant celui reconnu aux cours et tribunaux, seuls habilités à prononcer des peines privatives de liberté dans les limites fixées par le code pénal.

Durant la période précédant le procès, les conditions dans lesquelles se déroulait ce qui était supposé être une garde à vue, étaient marquées généralement par :

  L’obligation faite au détenu dès son admission dans le lieu illégal de détention, de demeurer en permanence dans une même position, soit assis ou à même le sol, les mains menottées et les yeux bandés, sauf pendant des séances de torture.

  L’interdiction de communiquer entre les détenus,

  La mauvaise qualité de l’alimentation.

  La stricte limitation du besoin d’aller aux toilettes, soumis au bon vouloir des gardiens.

  L’absence de toute hygiène, les détenus ne pouvant prendre de bain qu’au terme de plusieurs mois de détention, cette situation générant beaucoup de souffrance aux femmes, notamment en période de règles.

  La prolifération de poux et l’usage très limité et de peu d’effet des insecticides.

  Le refus en cas de maladie des soins, qui n’étaient dispensés que tardivement et en cas d’extrême urgence.

  La privation des femmes dans certains cas de l’assistance médicale lors d’accouchements ou de fausses couches.

Les investigations menées par l’Instance ont permis de constater que, outre les centres utilisés aux fins de détention en cas de disparition forcée, des centres légaux ou illégaux ont été utilisés à des fins de détention arbitraire.

Les informations recueillies auprès des victimes et des témoins auditionnés et les enquêtes de terrain entreprises ont ainsi permis de localiser un certain nombre de ces lieux et centres. L’Instance a également constaté que durant les périodes marquées par de graves violations, certains organes de sécurité ont imposé un contrôle sévère sur ces centres, dissimulant ainsi les violations qui y étaient commises. Un contrôle similaire était également exercé sur les pavillons d’hôpitaux réservés à l’accueil des victimes de la torture, ainsi qu’aux lieux d’inhumation des victimes.

III- Torture et mauvais traitements

L’analyse des dossiers soumis à l’Instance, ainsi que les témoignages oraux lors des auditions publiques ou à huis clos, ont révélé le recours systématique à la torture, pratiquée sous des formes diverses pour arracher des aveux aux détenus ou les punir. Les récits concordants des victimes ont permis à l’Instance de tirer les conclusions suivantes.

La torture prenait différentes formes selon la nature de la souffrance qu’on voulait infliger, physique ou morale, ou les deux à la fois.

Parmi les formes de torture physique, il y a lieu de citer les techniques dites du « perroquet » et de « l’avion » (qui consistaient à suspendre la victime, les membres attachés, accompagnées de bastonnades sur les plantes des pieds et les autres parties du corps), des brûlures à l’aide de mégots, l’arrachement des ongles, l’immersion de la tête dans un seau d’eau mélangée de produits détergents ou l’utilisation d’un chiffon jusqu’à suffocation, le fait de forcer les victimes à s’asseoir sur des bouteilles.

Outre les préjudices moral et physique causés, ces méthodes ont occasionné, dans certains cas, des séquelles psychiques et des infirmités permanentes, et débouché parfois sur des décès.

La torture morale et psychologique consistait quant à elle en des menaces de mort ou de viol, l’injure et autres atteintes à la dignité, l’imposition permanente de menottes sur les mains et de bandeaux sur les yeux, rendant impossible la vision et le mouvement, l’isolement renforçant ainsi le sentiment d’insécurité, la privation de sommeil, l’interdiction totale de communiquer avec les autres détenus, la torture ou la menace de torture d’un membre de la famille ou d’un proche.

Le recours privilégié à la torture lors de l’interrogatoire des détenus dans les affaires à caractère politique avait pour but non seulement d’arracher des aveux, mais aussi de les châtier et de les humilier physiquement et moralement. La volonté de soutirer des aveux à tout prix, l’humeur changeante des policiers ainsi que l’absence de formation ont constitué autant de facteurs qui ont contribué à l’extension de la pratique de la torture même aux personnes poursuivies dans des affaires de droit commun.

Les souffrances endurées par les femmes étaient d’autant plus graves qu’elles subissaient, outre les formes de torture précitées, des formes spécifiques de sévices, pratiqués par des hommes au mépris de la dignité des victimes. Les femmes étaient ainsi obligées parfois de se dénuder devant leurs tortionnaires, vivant ainsi avec la hantise du viol, qui était commis à certaines occasions. Les périodes menstruelles étaient d’autant plus difficiles que les femmes se voyaient interdire les moyens d’hygiène.

IV- Les atteintes au droit à la vie du fait de l’usage excessif et disproportionné de la force publique

L’analyse des données et des informations recueillies de diverses sources, ainsi que les investigations menées, ont permis d’établir dans la plupart des cas la responsabilité de différents appareils de sécurité dans les violations graves relevant de la compétence de l’IER. En outre, L’Instance a pu établir, dans de nombreux cas, l’existence d’une responsabilité partagée voire même solidaire entre plusieurs appareils de sécurité.

L’analyse des dossiers ayant trait aux événements survenus durant les années 1965, 1981, 1984 et 1990 soumis à l’Instance, ainsi que les investigations et les recherches menées ont conduit aux conclusions suivantes.

Ces événements ont connu des violations graves des droits de l’Homme dont notamment l’atteinte au droit à la vie. De nombreux citoyens dont des enfants et des personnes n’ayant participé à aucun titre à ces événements, en ont été les victimes.

Ces violations ont résulté du non-respect des normes internationales, et notamment des principes de base sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application de la loi.

Il a été établi que les services de sécurité ont tiré dans de nombreux cas à balles réelles et n’ont pas usé d’autres moyens permettant de préserver des vies humaines tout en dispersant les manifestants.

Il ressort de l’examen des registres et des témoignages relatifs aux événements que de nombreux décès ont été causés par des balles tirées au niveau du crâne, de la cage thoracique ou du ventre.

L’Instance a pu constater qu’un nombre important d’enfants, dont certains ayant moins de dix ans, figurent parmi les personnes décédées.

Dans certains cas, les services de sécurité ont tiré des coups de feu à l’intérieur des maisons au travers de fenêtres entr’ouvertes ou des portes, blessant des personnes, dont des enfants, des vieillards et des femmes, et causant des morts. Ces faits ont été corroborés par des témoignages recueillis par l’Instance et sont consignés dans les registres des décès, qui confirment que des dépouilles de victimes ont été retirées de l’intérieur des maisons. En outre, la destination vers laquelle elles ont été acheminées et les lieux de leur inhumation ont été maintenus secrets. Les autorités sont allées jusqu’à refuser d’inscrire les noms des victimes dans les registres d’état civil.

Les autorités se sont abstenues de porter assistance à des citoyens blessés, dont des enfants qui sont décédés des suites de leurs blessures.

Les dépouilles ont été entassées et emmenées dans des camions, au mépris du respect dû aux morts.

Lors de ses investigations sur les lieux d’inhumation des victimes des événements sociaux, l’Instance a constaté que les mises en terre, quoiqu’elles aient observé les rites religieux et qu’elles aient eu lieu dans des cimetières réguliers, se sont néanmoins déroulées nuitamment et en l’absence des familles. A Casablanca en 1981, le rituel religieux n’a pas été observé et les victimes ont été enterrées dans deux fosses communes.

Dans tous les cas ayant fait l’objet d’investigations, les autorités sécuritaires n’ont pas avisé le parquet général des décès, de leur nombre ou de leurs causes, à l’exception d’un seul cas. Les opérations d’enterrement se ont déroulées à l’insu du parquet général et sans que les services de santé ne procèdent à l’autopsie exigée par la loi. Le parquet général n’a pas non plus ouvert d’enquête sur ces événements, en dépit de la publication de communiqués officiels faisant état de décès.

A l’exception d’un seul cas (Nador 1984), ces communiqués officiels ont donné de manière systématique des informations non conformes à la réalité quant au nombre des décès et à leurs causes.

V- Conclusions générales

Les missions accomplies par l’Instance dans le cadre de ses attributions, ont constitué un pas important sur la voie du droit d’accès à la vérité, en mettant en œuvre des procédés et des techniques inédits qui ont contribué à faire progresser notablement la connaissance de la vérité sur les violations flagrantes des droits de l’Homme.

Les témoignages oraux, retenus par l’IER comme l’une des sources d’information, ont contribué à éclaircir les faits liés aux événements objet de ses investigations. L’Instance a toutefois constaté les limites et la fragilité de ces témoignages dans certains cas, dans la mesure où les mêmes faits ont été relatés différemment et parfois de façon contradictoire par des acteurs qui les ont vécu. Ceci étant, ces témoignages n’ont servi que partiellement à lever le voile sur la vérité dans certains cas précis. Cette contrainte a été surmontée par le recours au recoupement des données fournies dans ces témoignages avec des informations recueillies auprès d’autres sources, et particulièrement avec les documents et registres officiels.

Ces derniers ont été mis à profit pour l’établissement de la vérité sur nombre de faits en rapport avec des dossiers et des affaires sur lesquels il n’était pas aisé de parvenir à une conviction sans comparer les diverses informations collectées avec ce qui est officiellement consigné dans des registres tenus par les différentes administrations publiques. Dans de nombreux cas, l’Instance a constaté outre l’état déplorable des archives, l’absence de tout cadre juridique unifié qui en assure l’ordonnancement, l’organisation et l’accessibilité et prévoit des sanctions pour leur détérioration ou destruction. Elle n’a pas non plus été en mesure d’accéder à une partie de registres officiels censés exister, soit à cause des tergiversations ou à cause de leur remise tardive. En raison du délai limité fixé pour son travail, elle n’a pu exploiter de façon optimale des documents, registres et archives mises à a disposition par certaines institutions. (Les archives militaires portant sur l’histoire du conflit armé dans les provinces du sud du Royaume).

La coopération efficace des services centraux et provinciaux relevant du ministère de l’Intérieur a permis à l’Instance de tirer amplement profit des facilités qui lui ont été fournies pour l’accomplissement des ses tâches sur le terrain. Cette collaboration a également facilité à l’IER l’accès à de nombreux témoins de divers échelons et grades administratifs, dont les témoignages ont permis d’élucider nombre de faits.

En outre, les séances de travail régulières tenues avec la Direction Générale des Etudes et de la Documentation et la Direction Générale de la Sûreté Nationale ont contribué à l’ouverture de nouvelles pistes d’investigation au sujet de nombreux cas, en facilitant l’audition de certains anciens responsables et la visite de certains centres et « points fixes » utilisés durant les années 60 et 70 comme lieux de détention. Toutefois, ce niveau de collaboration n’a pas concerné tous les services, certains d’entre eux ayant fourni des réponses incomplètes concernant des dossiers qui leur avaient été présentés.

Les séances de travail tenues à haut niveau avec les Forces Armées Royales, au tout début des travaux de l’Instance, lui ont permis de réaliser des avancées dans ses missions, que ce soit pour les cas des personnes au sort inconnu ou pour l’analyse des contextes des violations dans les provinces du sud.

Les auditions à huis clos de certains anciens responsables, ont également aidé à progresser dans certains cas, cependant l’Instance a pris acte, dans d’autres cas, d’insuffisances dans les témoignages présentés.

Certains anciens responsables ont refusé de présenter leurs témoignages devant l’Instance, ce qui l’a privée de sources d’informations qui auraient pu contribuer à lever le voile sur des faits faisant l’objet d’investigations.

La multiplicité des appareils de sécurité qui sont intervenus, de façon successive, parallèle ou combinée pour maintenir l’ordre lors des émeutes, a rendu difficile la détermination du degré de responsabilité de chaque organe dans les violations graves commises lors de ces événements.

Réparation des préjudices et équité à l’égard des victimes Le concept de réparation, pris dans son acception la plus large, englobe l’ensemble des mesures et dispositions visant à remédier aux préjudices subis par les victimes des violations des droits de l’Homme. Ces mesures et dispositions prennent, souvent, des formes variées, tant celles classiques, relatives à l’indemnisation financière, que celles relatives à d’autres modalités de réparation, telle la réhabilitation, l’insertion, le rétablissement des victimes dans leur dignité et le recouvrement des droits spoliés, ainsi que la restitution.

Dans son approche globale, l’Instance a lié la réparation aux autres missions dont elle a été investie, à savoir la divulgation de la vérité, l’instauration de l’équité et la consolidation des fondements de la réconciliation. En conséquence, l’IER a veillé à conférer à la réparation des portées symboliques et matérielles diverses qui concernent des individus, des communautés ou des régions. L’Instance en a également fait un des principaux éléments de la reconnaissance par l’Etat.

Il s’agit également d’un élément essentiel des réformes visant à mettre en place des garanties de non répétition et d’édification de l’avenir. On ne saurait, en conséquence, dans un processus de restauration de la confiance, réduire la réparation à de simples dédommagements matériels ou à des prestations sociales. Encore faut-il rétablir les victimes, en tant que citoyens, dans tous leurs droits, y compris le droit de participer aux réformes visant le renforcement de l’Etat de droit.

I- Les documents de référence

Dès ses premières réunions consacrées à cette question, L’IER a accordé une importance particulière au patrimoine international en matière de réparation. Elle a ainsi pris en compte les derniers développements du droit international en la matière, dont elle a tiré les conclusions suivantes.

Plusieurs traités internationaux et régionaux du droit international relatif aux droits de l’Homme comportent des principes et des dispositions importantes qui stipulent de manière explicite, le droit des victimes des violations graves de bénéficier, au niveau national, de voies de recours auprès des parties compétentes. Certains instruments prévoient même des dispositions explicites stipulant le droit des victimes à l’indemnisation et à la réparation.

Cette question occupe une place importante dans les travaux de la Commission des droits de l’Homme et des autres organes concernés. En plus des efforts politiques déployés dans le cadre de la commission précitée, un document édictant les principes fondamentaux et directives concernant le droit à un recours et à réparation des victimes des violations flagrantes du droit international des droits de l’Homme et du droit humanitaire international, a été récemment adopté.

Ce document a constitué l’un des plus importants documents de référence de l’Instance et a permis d’encadrer son approche en matière de réparation.

II- Les expériences des Commissions de la vérité à travers le monde

L’Instance a accordé un grand intérêt aux expériences des Commissions de vérité instituées antérieurement à sa création ou en exercice durant son mandat. L’Instance a entrepris, à cet égard, des études et mené des consultations approfondies à propos de ces expériences en matière de réparation, en collaboration avec les experts du Centre International de Justice Transitionnelle. Etant acquis qu’il n’existe pas de modèle unique à suivre dans ce domaine, l’IER a pu en conséquence intégrer dans son approche les avancées réalisées par certaines Commissions de la vérité et relever les lacunes d’autres expériences.

Ainsi, elle a pu tirer des conclusions et des enseignements quant à la philosophie et à la portée de la réparation, particulièrement dans sa relation avec l’établissement de la vérité et le traitement des violations dans le cadre de la justice transitionnelle.

III- L’évaluation de l’approche et de l’expérience de l’ancienne instance d’arbitrage

Se fondant sur l’une des dispositions de ses statuts qui lui a assigné la mission de procéder à une évaluation globale du processus de règlement des violations graves des droits de l’Homme, dont notamment l’expérience de la précédente instance d’arbitrage, l’IER a :

  examiné et analysé l’ensemble des dossiers objet des décisions arbitrales prises par l’Instance indépendante d’arbitrage, chargée de la réparation des préjudices matériel et moral subis par les victimes des disparitions forcées et de la détention arbitraire. Cet examen a porté aussi bien sur les décisions d’indemnisation, que de rejet ou d’incompétence, et a permis à l’IER de se faire une opinion fondée, sur la jurisprudence dégagée par la précédente instance ;

  consigné par écrit l’approche globale de l’instance d’arbitrage, en ce qui concerne les principes, règles et critères retenus pour déterminer les indemnités versées aux victimes et/ou à leurs ayants droit. Le document ainsi élaboré, qui constitue une référence dans le processus national de règlement des dossiers des violations graves des droits de l’Homme, a rendu plu aisée l’évaluation de cette expérience et son intégration dans la nouvelle approche de la réparation, telle que rendue possible par les attributions élargies de l’IER.

IV- Elaboration de la politique et des programmes de réparation

L’Instance a consacré une part importante de ses réunions et activités à l’élaboration de son approche et de sa politique en matière de réparation.

Soucieuse d’associer l’opinion publique nationale à sa démarche, l’Instance a pris en considération les avis formulés lors de séances de travail par les organisations nationales des droits de l’Homme, tant au Maroc que dans les pays d’émigration, ou les propositions contenues dans les mémorandums adressés par elles à l’Instance.

L’analyse des dossiers relevant de sa compétence a permis à l’IER de collecter des données sur les différents types de violations et préjudices subis par les victimes ou leurs ayants droit.

Partant des études et des évaluations ainsi accumulées, l’Instance a pu alors élaborer sa philosophie, son approche et ses programmes dans le domaine de la réparation.

L’Instance a consacré une attention particulière à l’indemnisation, en tant que droit fondamental des victimes des violations graves des droits de l’Homme. Elle a adopté à cet effet des principes, des critères et des unités de compte, prenant en considération, pour déterminer les montants, la violation subie, ainsi que l’égalité et la solidarité entre les victimes.

Suivant une approche globale et conformément à ses statuts, l’Instance a accordé une importance tout aussi grande aux autres formes de réparation en vue de remédier à d’autres préjudices individuels, par le biais de la réhabilitation médicale et psychologique, la réinsertion sociale, le règlement de problèmes professionnels, administratifs et financiers, juridiques et d’expropriation.

Considérant que la réhabilitation des victimes exige également l’établissement de la vérité, la prise en compte des séquelles des violations et la préservation de la mémoire, l’IER a incorporé ces composantes essentielles de la réparation, notamment par :

  l’adoption de la réparation communautaire, dont l’objectif essentiel consiste en la réhabilitation des régions qui ont connu des violations graves des droits de l’Homme, ayant contribué à leur exclusion et à leur marginalisation ;

  l’adoption de ‘’l’approche genre’’ en prenant en considération la situation des femmes ayant subi des violations graves.

En résumé, l’approche adoptée par l’IER en matière de réparation, y compris l’indemnisation, s’est basée sur les éléments suivants :

   les principes de justice et d’équité ;

   les dispositions du Droit international des droits de l’Homme, les engagements internationaux du Maroc, les enseignements tirés des expériences de justice transitionnelle dans le monde ;

   la reconnaissance des violations, l’établissement de la vérité et la garantie de non répétition ;

   la prise de dispositions pour la réparation des préjudices aux niveaux individuel et communautaire ;

   l’adoption de l’approche genre dans la politique et les programmes de réparation ;

   l’implication de la société civile ;

   la définition des engagements de tous les partenaires en matière de réparation des préjudices aux niveaux individuel et collectif ;

   la restauration de la confiance ;

   la réhabilitation des victimes et leur rétablissement dans leur dignité, ainsi que l’enracinement de la citoyenneté.

V- L’instruction des dossiers

L’Instance s’est attelée dans un premier temps à une analyse préliminaire de toutes les demandes reçues, dont le nombre s’est élevé à 20.046.

Cette première phase a permis à l’IER de déterminer le nombre exact de demandes réunissant les conditions de recevabilité, soit 16.861 demandes, compte tenu du fait que de nombreuses demandes concernaient les mêmes personnes. La majorité des demandes n’étaient, à cette étape, que de simples lettres dépourvues des informations relatives à l’identité des personnes concernées, et de données et de documents en relation avec les allégations qu’elles contenaient.

Après avoir affecté un dossier à chaque demande, l’IER s’est employée à compléter les informations et données par :

   des visites aux régions dont émanait un nombre important de demandes, visites qui ont été marquées par des auditions directes des personnes concernées en vue de compléter leurs dossiers ;

   l’envoi de courriers aux autres requérants pour leur demander de compléter leurs dossiers ;

   l’organisation de rencontres au siège de l’IER pour auditionner les requérants dans le même objectif ;

   l’élaboration de rapports et d’études ainsi que l’organisation d’auditions et d’investigations sur des faits et des évènements historiques controversés ou n’ayant pas encore fait l’objet de recherches quant aux lieux de leur déroulement, leur nature, le degré des violations commises, les parties incriminées, le nombre et l’âge des victimes, la durée de détention éventuelle, ...

La phase suivante d’instruction a permis de classer les dossiers en deux catégories.

D’une part les dossiers prêts, comportant toutes les données et documents nécessaires ainsi que des éléments de preuve permettant de statuer. Des résumés des demandes ont été alors élaborés, ce qui permis à l’Instance de constituer une intime conviction quant aux violations invoquées, et à prendre les décisions appropriées ;

D’autre part des dossiers incomplets, en raison de l’absence de preuves pouvant confirmer ou infirmer les allégations qu’ils contiennent. Ces dossiers ont été regroupés en vue de mener un complément d’investigation.

Durant ces différentes phases d’instruction, l’Instance a eu recours à des collaborateurs, parmi les enseignants, chercheurs universitaires et avocats qui ont travaillé sous la supervision des membres du groupe de travail chargé de la réparation.

VI- La prise de décision en matière de réparation

La phase d‘instruction a permis de distinguer les dossiers ne relevant pas de la compétence de l’IER, de ceux qui relèvent de sa compétence, et de déterminer dans ce cas, les personnes remplissant les conditions pour bénéficier de l’indemnisation, telle que définie par l’Instance.

L’IER a procédé, par la suite, à l’examen des dossiers dans la perspective d’une indemnisation financière et d’autres formes de réparation.

VI-1- L’indemnisation financière

En conséquence, l’Instance a pu prendre des décisions fixant les indemnités pour les cas avérés de violations des droits de l’Homme relevant de ses attributions.

4-2- Les autres composantes de la réparation à l’échelle individuelle et collective

a- Les autres éléments constitutifs de la réparation à l’échelle individuelle

S’agissant du règlement des problèmes juridiques pendants, l’Instance a entrepris d’établir la liste des personnes confrontées à des entraves en matière de liberté de circulation, et de contacter le ministère de l’Intérieur pour les lever aux postes frontières nationaux, et pour lever les obstacles à l’obtention d’un passeport pour certaines victimes.

Elle a par ailleurs préparé un projet de note expliquant et clarifiant la teneur et la portée juridique de la Grâce Royale générale, datée du 4 juillet 1994.

b- Régularisation de la situation professionnelle, administrative et financière

L’Instance a déterminé les cas des personnes suspendues ou licenciées de la fonction publique ou semi-publique, et dont la situation n’a été réglée que partiellement ou pas du tout, sur la base des données contenues dans les dossiers et les mémorandums qui lui ont été soumis.

L’Instance a élaboré des recommandations et des mémorandums comprenant les mesures proposées aux départements gouvernementaux.

c- Réinsertion sociale

L’IER a mis au point la liste des personnes susceptibles de bénéficier de mesures de réinsertion sociale. Elle demande que dans le cadre du suivi de ses recommandations des contacts soient établis avec les départements gouvernementaux concernés, la Fondation Mohammed V de Solidarité, la Confédération générale des entreprises marocaines (CGEM) pour ces victimes qui ont besoin ou d’un emploi ou d’une formation qualifiante.

Elle a élaboré des propositions en vue de faire bénéficier les victimes ou les enfants de certaines victimes de programmes d’enseignement et de formation professionnelle.

d- La réhabilitation médicale et psychologique

L’IER a considéré l’assistance médicale aux victimes des atteintes graves aux droits de l’Homme comme prioritaire et l’a intégrée dans son approche globale en matière de réparation.

Partant des documents médicaux contenus dans leurs dossiers, l’IER a réalisé une étude qui a permis d’établir un diagnostic préliminaire sur l’état de santé physique et psychique des victimes des atteintes aux droits de l’Homme.

Le principal objectif de cette étude a été d’évaluer la nature et l’importance des affections dont souffrent ces victimes et d’envisager des alternatives et des stratégies pour la prise en charge permanente des soins aussi bien pour les personnes souffrant de maladies ou d’incapacité que pour l’ensemble des victimes et de leurs ayants droit.

L’IER a fait appel, à cet effet, à un groupe de médecins généralistes et spécialistes, mis à sa disposition par le ministère de la Santé.

Les résultats de l’étude

Sur 15 592 dossiers de victimes ou d’ayants droit, analysés par l’IER, 9992, soit 64,1%, appartiennent à des victimes qui ont déclaré souffrir de problèmes de santé.

Dans cette catégorie, 2006 personnes, soit 20,1%, ont produit des documents médicaux très ou moyennement valables pour attester de leur état de santé et /ou ont fait l’objet d’examens médicaux, soit à l’unité médicale de l’IER, soit dans le cadre des examens organisés sur le terrain par l’IER en partenariat avec le ministère de la Santé (Provinces du Sud).

Outre les interventions de l’Instance pendant son mandat en faveur de nombreuses victimes nécessitant des soins d’urgence, l’IER a émis les recommandations suivantes.

  L’extension à l’ensemble des victimes des violations graves des droits de l’Homme, dont celles déterminées par l’IER, du régime de couverture médicale.

  La prise en charge médicale immédiate en faveur de 50 victimes souffrant de séquelles de santé graves et chroniques.

  La mise en place d’une structure permanente d’orientation et d’assistance aux victimes de la violence et de la maltraitance.

e- La restitution des biens

L’IER a recensé les cas d’expropriation des biens, élaboré de fiches techniques relatives à leur situation réelle et juridique et émis des recommandations. Elle a ainsi distingué trois catégories :

  les cas d’expropriation de biens de la part de l’Etat, à la suite de violations ;

  les cas d’atteinte délibérée à la propriété par des personnes privées, pendant la disparition ou la détention arbitraire ou l’exil forcé ;

  les cas d’expropriation pour raison d’utilité publique.

4-7- La réparation communautaire

Les statuts de l’Instance avaient arrêté le principe de la réparation communautaire. L’Instance a conforté cette approche en se fondant sur les résultats et les conclusions des visites de terrain, soit dans les régions qui ont connu des violations graves, soit dans celles ayant abrité des centres de disparition forcée ou de détention arbitraire. Elle s’est également basée sur les études et recherches qui ont été menées à ce propos, ainsi que sur les analyses et les débats qui en ont découlé.

Cette approche a pu être affinée grâce également à la relation de partenariat instaurée par l’Instance avec l’ensemble des acteurs concernés, durant ses visites dans les régions en question, à l’occasion des investigations et en marge des auditions publiques, où elle a tenu systématiquement des rencontres de concertation avec les acteurs locaux, ou participé à des séminaires organisés à leur initiative.

L’instance a ainsi associé à sa démarche les organisations non gouvernementales de droits de l’homme et de développement local et les agences gouvernementales de développement intervenant dans ces régions.

La participation de tous ces partenaires a permis de faire un état des lieux des besoins prioritaires et des programmes de développement, en vue de présenter des propositions destinées soit à consolider des actions en cours, soit à prendre en compte d’autres domaines d’intervention non prévus dans les projet programmés, assurant de la sorte une fonction d’intermédiation entre acteurs publics et acteurs privés.

4-8- Bilan global de l’action de l’Instance en matière de réparation à l’échelle individuelle

a- Nombre de dossiers soumis à l’Instance : 16 861

b- Classification des dossiers qui ont fait l’objet de décisions positives :

Décisions prises Nombre de dossiers Pourcentage

Indemnisation financière 6385 37, 9

Indemnisation financière et réparation d’autres préjudices 1895 11,2

Recommandation uniquement 1499 8,9

Total 9779 58

c- Classification des dossiers restants

Décisions prises Nombre de dossiers Pourcentage

Non compétence et saisie de la partie compétente 66 0,4

Classement 18 0,1 Rejet 854 5,1

Décision d’omission 150 0,9

Irrecevabilité 927 5,5

Non compétence 4877 28,9 Dossiers incomplets 190 1,1 Total 6892 42

La réparation communautaire

Le constat établi par l’IER que certaines régions et communautés considèrent avoir souffert collectivement, de manière directe ou indirecte, des séquelles des crises de violence politique et des violations qui s’en sont suivies, l’a amenée à conduire les actions suivantes :

  organisation ou participation à des séminaires dans diverses villes et régions (Figuig, Al Hoceïma, Errachidia, Khénifra, Marrakech, etc.),

  tenue d’un forum national sur la réparation, en présence de plus de 200 associations, une cinquantaine d’experts nationaux et internationaux,

  organisation de nombreuses réunions de concertation tant avec des acteurs de la société civile que les pouvoirs publics.

L’IER a préconisé dans ce domaine l’adoption et le soutien de nombreux programmes de développement socio-économique et culturel en faveur de plusieurs régions et groupes de victimes (notamment les femmes) dans plusieurs villes (Casablanca) et régions dont le Rif, la région de Figuig, Tazmamart, Agdez-Zagora, le Moyen Atlas, ...

L’IER recommande particulièrement la reconversion d’anciens centres illégaux de détention (Tazmamart, Agdez, Derb Moulay Chérif à Casablanca, ...). Des mesures en ce sens sont d’ores et déjà en cours d’exécution. Ainsi, la caserne située près de Tazmamart a été évacuée par l’armée, alors que l’opération de relogement des habitants de l’immeuble, dont le rez-de-chaussée était utilisé comme centre de Derb Moulay Chérif est en cours.

La réconciliation 1- Processus et fondements de la réconciliation

Un processus graduel de réconciliation a été initié au Maroc dès le début des années 1990. ce processus qui a notamment inclus des réformes constitutionnelles, a été couronné par le vote positif par l’opposition de la révision constitutionnelle de 1996, la formation du gouvernement d’alternance et l’adoption d’un certain nombre de lois ayant trait aux droits de l’homme et à l’état de droit. Cette dynamique s’est traduite par des réformes législatives importantes, à commencer par les dispositions organisant les libertés publiques, les élections, d’autres abrogeant des textes datant du Protectorat et enfin, le compromis historique réalisé entre les différents acteurs politiques et idéologiques à l’occasion de la réforme du Code de statut personnel.

De même, le pays a renforcé les garanties institutionnelles de protection des droits de l’homme, à commencer par l’institution du Conseil Consultatif des Droits de l’Homme (CCDH) puis sa réforme notamment par l’harmonisation de ses statuts avec les principes de Paris, la création des tribunaux administratifs, de l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), de Diwan al Madhalim (Ombudsman) et de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA).

Cette évolution a contribué à une large prise de conscience quant à l’importance de la participation des citoyens dans la gestion des affaires publiques, tant au niveau national que local, tout comme elle a renforcé les libertés d’expression, d’association et de réunion.

Ces mutations ont constitué les prémisses du processus de réconciliation des Marocains avec leur histoire.

Grâce à ces évolutions politiques et institutionnelles, le débat national sur les droits de l’Homme a connu, un progrès remarqué au niveau intellectuel, ce qui a amené le mouvement marocain des droits humains à s’ouvrir davantage sur les doctrines des nouvelles écoles en matière de droit international et les expériences de justice transitionnelle à travers le monde.

Dans ce contexte, et conformément à la volonté de réconciliation des Marocains avec leur passé dans le cadre du règlement pacifique, juste et équitable des violations ainsi que l’a affirmé l’important Discours Royal à l’occasion de l’installation de l’IER, l’expérience marocaine a choisi le recours à la justice restaurative à la place de la justice accusatoire , et la vérité historique au lieu de la vérité judiciaire, car la justice restaurative n’a pas pour lieu l’espace restreint du prétoire, mais l’espace public dont l’horizon s’étend pour contenir tous les domaines de l’action sociale, culturelle et politique.

Les statuts de l’Instance, notamment le paragraphe 7 de l’article 9 ont fixé parmi les buts de la stratégie, celui de développer et promouvoir une culture de dialogue, et d’asseoir les bases de la réconciliation orientées vers la consolidation de la transition démocratique, le renforcement de l’édification de l’Etat de droit et l’enracinement des valeurs et de la culture de la citoyenneté et des droits humains .

Considérant que la réconciliation est un processus continu, l’Instance en a fait un objectif horizontal présent dans tous ses programmes et activités. Ainsi, a-t-elle tenu, dès le début de ses travaux, à créer les conditions d’un débat pluraliste libre et responsable autour des fondements de la réconciliation, en organisant un grand nombre de colloques, rencontres et visites in situ, qui ont concerné l’ensemble du territoire national. Pour ce faire, l’IER a adopté l’action de proximité et de communication dans ses dimensions informationnelle et sociale, associant divers intervenants dans le but de parvenir à une lecture commune offrant des clés permettant, d’une part, de comprendre les atteintes, dysfonctionnements et violations du passé et d’autre part, de construire une mémoire collective, mémoire qui a été souvent occultée durant les périodes de répression que la société a connues.

La construction d’une mémoire collective requiert le lancement de débats contradictoires libres et démocratiques en vue de reconstituer l’identité commune en tant qu’élément constitutif de la nation. C’est à cette fin que l’établissement de la vérité, et la reconnaissance des violations perpétrées dans le passé, peuvent constituer une contribution substantielle à la reconstitution des éléments de cette mémoire, ainsi qu’une affirmation des éléments de la réconciliation dans son acception sociale ; loin de toute tentative de l’imposer de force ou de recourir à la contrainte pour parvenir à des formes de pardon ou de réconciliation individuelle entre les victimes et les éventuels responsables des violations

Compte tenu du lien étroit entre la réconciliation et la préservation de la mémoire collective, l’Instance a tenu à élargir le cercle des bénéficiaires des programmes de réparation, en intégrant des communautés et des régions dont les populations ont développé un sentiment d’exclusion à cause, soit d’événements historiques particuliers ayant donné lieu à de graves violations des droits de l’Homme, soit de la présence sur leur territoire de centres de détention et de séquestration secrets. La réparation communautaire vise le renforcement de l’esprit citoyen, de la solidarité et de la cohésion sociales. Elle contribue également à conforter l’approche fondée sur les droits de l’Homme, la démocratie et la participation dans les programmes de développement économique et social en cours.

Conformément à ces orientations, l’Instance a eu pour souci principal de faire bénéficier les victimes des graves violations des droits de l’Homme des possibilités de réadaptation et de réinsertion pour retrouver leur dignité et ce, en liant les programmes conçus à cet effet à la réparation communautaire afin de permettre à la société de s’engager résolument, au plan local et national, dans l’action de consolidation démocratique en cours, et de restaurer la confiance en l’Etat de droit, à travers une citoyenneté participative garantissant la préservation de la justice sociale et la réussite du projet d’édification d’une société démocratique et moderne.

l’Instance a retenu le principe d’établir publiquement la vérité sur les violations graves des droits de l’homme, dans un cadre de débat libre, serein et ouvert à toute la société, en tant que choix stratégique pour déterminer la responsabilité de l’Etat au lieu de la responsabilité des individus.

L’une des manifestations les plus importantes de la réconciliation est la volonté de mettre en place les garanties de non répétition et de prévention. Pour cela, l’Instance considère que la poursuite des réformes entreprises dès les années 90 constitue une garantie de respect des droits de l’Homme et de consolidation du processus d’édification de l’Etat de droit, le but final étant d’éviter que démocratie ne soit réduite à de simples mécanismes formels.

A travers le processus de révélation de la vérité et d’équité, l’IER s’est attachée à rétablir les victimes dans leur dignité en tant que citoyens à part entière, à les réhabiliter et à soulager leurs souffrances. Elle s’est également employée à améliorer la connaissance par la société des événements du passé et à développer l’engagement en faveur du respect des droits de l’Homme ; autant d’éléments permettant le renforcement de la solidarité nationale et de la cohésion sociale, l’ultime objectif étant de créer les conditions réelles permettant d’apaiser les tensions, de restaurer la confiance, de redonner espoir à la société et de mettre un terme au règlement non pacifique des litiges.

2- Préalables fondamentaux à la réconciliation

2-1 Révélation et aveu publics : Les auditions publiques

L’Instance a organisé sept auditions publiques dans six régions du pays à l’intention de victimes des graves violations du passé en vue de les rétablir dans leur dignité et de les réhabiliter, de faire partager leurs souffrances, de soulager les séquelles psychologiques qu’elles ont endurées et de préserver la mémoire collective. Ces auditions publiques dont certaines ont été transmises en direct par les média audiovisuels publics ont joué un rôle pédagogique important en direction des responsables, de l’opinion publique, de la société et des nouvelles générations, et constitué un moment de grande intensité sur la voie de l’équité et de la réconciliation.

Pour la première fois, il a été donné aux victimes de faire entendre leur voix à partir d’une tribune publique officielle et de faire écouter leurs témoignages qui ont constitué autant de messages permettant de faire prendre conscience de la gravité des violations passées et des souffrances auxquelles elles ont donné lieu. Cela a permis de mettre l’accent sur la nécessite que toutes les volontés, celles de l’Etat et celle de la société, se conjuguent pour prémunir le pays contre toute répétition de ces pratiques. Ainsi, la première et la seconde séance, organisées à Rabat les 21 et 22 décembre 2004, et auxquelles ont pris part des victimes représentant différentes générations, groupes et régions ont esquissé « un récit national » au sujet des violations de droits de l’Homme. Elles ont également contribué au rayonnement de l’expérience marocaine et à la réaffirmation de l’engagement résolu du Maroc sur la voie de la démocratie et de la modernité.

L’un des aspects les plus importants des auditions publiques est le rôle éducatif et pédagogique qu’elles ont joué dans la sensibilisation de l’Etat et la société à la nécessité de s’attacher aux droits de l’Homme et d’ancrer en eux l’intime conviction de devoir les préserver et les promouvoir. Elles ont également souligné la nécessité d’œuvrer à un règlement équitable et définitif du dossier des violations, et de mettre en place les garanties nécessaires pour qu’elles ne se reproduisent plus. Cela passe par le fait de reconnaître officiellement et publiquement l’ampleur qu’ont eues ces violations dans notre pays, les souffrances qu’elles ont fait endurer aux victimes, à leurs familles, à leurs proches et à leurs connaissances, et les effets psychologiques, moraux et qu’elles ont engendrés aux niveaux local et national.

En marge des auditions publiques, des rencontres ouvertes ont été organisées par l’IER dans plusieurs villes et régions pour se concerter avec les différents acteurs et recueillir leurs opinions concernant les meilleures voies garantissant la réparation des préjudices collectifs subis par leur région, et la réconciliation des citoyens avec leur espace et leur histoire.

2-2 Dialogue national sur les fondements de la réforme et de la réconciliation

Dès le début de ses travaux, l’Instance a veillé à créer les conditions propices à une discussion libre et à un débat sérieux autour des fondements de la réconciliation, et ce, à travers l’organisation de colloques, rencontres et visites de terrain couvrant la majeure partie des régions du pays.

Lors de ces visites et contacts directs avec les victimes et leurs proches dans les régions qui ont connu de graves violations des droits de l’homme,l’IER a recueilli leurs témoignages, leur a assuré un accompagnement psychologique et social et complé leurs dossiers. Elle a aussi ouvert des centres, en coopération avec le Ministère de l’Intérieur, pour recevoir les déclarations des requérants et de leurs ayant droits à Azilal, Beni Mellal et dans les provinces du Sud et du Nord.

Les discussions et les concertations avec les victimes et les ayants droit, se sont déroulées dans un climat empreint de franchise et de transparence et ont constitué des moments de thérapie complémentaires du rôle joué dans ce sens par les auditions publiques.

L’Instance a également organisé, à l’occasion de ses visites, des rencontres d’information avec les composantes du paysage politique, syndical, associatif et les élus locaux de ces régions pour expliquer l’expérience marocaine en matière de justice transitionnelle, et souligner l’importance du processus de réconciliation avec l’histoire, l’espace et soi-même, en tant que facteur de consolidation de la transition démocratique.

Etant intimement convaincue que l’apurement du solde du passé et la participation à l’édification d’un Etat moderne démocratique et d’une société garantissant la protection des droits et définissant rigoureusement les obligations sont l’affaire de tous les Marocains qui doivent s’y impliquer à travers les organisations sociales, politiques et associatives, l’Instance a organisé une série de rencontres de concertation et de colloques dans l’enceinte de plusieurs universités et avec les acteurs politiques, syndicaux et associatifs. De même, elle a fait appel à des compétences intellectuelles et scientifiques nationales pour réaliser des études et des projets de documents préliminaires en vue de l’élaboration du Rapport final, ayant trait à des problématiques et à des questions comme la disparition forcée, la détention arbitraire, l’éducation aux droits de l’Homme, la question du genre et les violations. Elle s’en est également servie pour enrichir et étoffer ses recommandations et ses propositions.

L’Instance a également organisé des séminaires scientifiques publics à Rabat, Marrakech, Tanger et Casablanca, ayant pour thèmes :

  L’étude et la critique de la littérature portant sur la détention politique ;

  la problématique de la violence de l’Etat d’un point de vue théorique, juridique, politique et historique ;

  Le concept de Vérité vu dans ses dimensions philosophique, humaine et juridique ;

  les procès à caractère politique que le Maroc a connus et qui s’inscrivent dans la cadre de la compétence temporelle et des attributions de l’Instance ;

L’IER a également organisé un forum national sur la réparation.

Ont pris part à ces manifestations une pléiade de militants des droits de l’homme, ainsi que des représentants des diverses composantes du tissu associatif et un certain nombre d’intellectuels, de chercheurs, d’académiciens et de praticiens.

De même, cinq séances de débat, sous forme de discussions publiques, ont été diffusées par les médias audiovisuels et via le site web de l’Instance.

Ces séances de débats avaient pour but de faire participer l’opinion publique à une réflexion franche et responsable sur les contextes politiques, idéologiques et historiques des violations des droits de l’homme qu’a connues le Maroc depuis le premières années de l’indépendance, sur les raisons qui les sous-tendent, ainsi que sur leurs retombées sur l’évolution politique au Maroc. Elles ont également eu pour objectif de contribuer à l’élaboration de projets et de programmes pratiques consacrant l’Etat de droit et , à même d’assurer la protection des libertés et de garantir

vendredi 13 juillet 2007, a 23:50
La presse au Maroc, qu'en est il ????

  Une ONG Américaine a émis un rapport pas vraiment enthousiaste sur la situation de la presse au royaume enchanté.

 

Le 3 juillet, le Comité de protection des journalistes (CPJ), une Ong basée à New York, a publié un excellent rapport sur la mauvaise situation de la presse au Maroc. Précis et étayé de témoignages sérieux, celui-ci décrit dans le détail l’appareil de répression sophistiqué mis en place sous le règne de Mohammed VI pour faire taire les journalistes trop insolents.

 

En clair dans le texte : « contrairement à la répression brutale à laquelle ont recours certains de ses voisins, les autorités marocaines ont usé, pour réprimer la presse, de poursuites judiciaires via des tiers et d’un système judiciaire politisé. En plus des procès, elles ont intensifié les pressions telles que le boycott publicitaire, l’usage des médias d’État pour attaquer les voix critiques et l’orchestration de “manifestations” contre des journaux connus pour leur franc-parler. »

 

 Et l’Ong d’enfoncer le clou : « S’il se vante d’une presse écrite vivante, estime le CPJ, le Maroc a fini par compter sur un système feutré de contrôle judiciaire et financier pour continuer à tenir sous surveillance les journalistes entreprenants. Le bilan montre que les conditions de liberté de la presse sont loin de la reluisante version fournie par les autorités et par beaucoup de journalistes ». Et toc !

 

De façon beaucoup plus anecdotique, ce rapport montre à quel point le Palais royal et Mohammed VI ne supportent point de se faire titiller par ses sujets, fussent-ils journalistes. En effet, deux des journaux les plus lourdement condamnés pour diffamation au royaume enchanté — Le Journal Hebdomadaire et Tel Quel — ont indirectement payé pour avoir chahuté Mohammed VI dans leurs colonnes. Ainsi, le patron de Tel Quel, Ahmed Réda Benchemsi, avait eu l’outrecuidance de pondre un éditorial disant que Sa Majesté « ne disposait pas de grandes qualité en communication et qu’il devrait s’y exercer ». Ce qui n’est, au passage, un secret pour personne.

 

Quant au Journal, il a produit un photomontage en Une montrant Mohammed VI toisant ses responsables sécuritaires. Las, l’expression de sa Majesté reflétait un tic nerveux récurrent du monarque…

 

source: http://www.bakchich.info/

lundi 09 juillet 2007, a 21:32
besoin d'aide SVP!!

  Je voudrais installer une radioblog sur un blog blogspot...je n'y arrive pas. j ai telecharge radioblog et j ai converti les fichiers en mp3.

mais je ne pige pas toute la partie ftp, serveur .....bla bla bla

need your help!!

en language clair et precis, merci!!

 

fatima.c

lundi 09 juillet 2007, a 00:05
SE HABLA ESPANOL?

  Miranda Warning, l'histoire d'un groupe atypique

une voix unique, des paroles brillantes et des melodies...fabuleuses!

En provenance de Elche, Miranda Warning est né au moment où Lucía Martínez décida de passer outre un voyage aux États-Unis dont elle avait déjà acheté le ticket pour devenir la voix d'un groupe formé par quelques amis.

 

Grâce à cette union, ce groupe changea jusqu'à tel point que son nom en fit autant, un nom inspiré sur la loi américaine homonyme.Dès lors, leurs compositions (en anglais et en espagnol) charment le public et la critique.

 

 Le groupe se compose de Lucía Martínez, Antonio Romero, Josué García, Alberto Martínez et Roberto Ropero, des artistes qui peuvent se vanter d'avoir à leurs actifs trois albums et de nombreux jours de gloire sur scène.Jaula de Grillos est né en mars 2006, bien que les racines de ce groupe s'affermirent quelques années auparavant. Ces artistes de Madrid présentent un style personnel, avec des mélodies fraîches et une base instrumentale très dynamique.

source:http://www.visitacostadelsol.com/esp/


 

GROUPE
Lucia Martinez (voz)Roberto Ropero (bateria y programaciones)Alberto Martinez (bajo y coros)Josué García (guitarras)Antonio J. Romero (guitarras).

 

BEST OF DES PAROLES:

chansons:

"sin promesas"

En tu silencio te oigo hablar
De un viaje que no tiene fin
Y con tus frases mudas vas
Creando mundos para mí
Y marcan tus brazos la frontera
Que nadie podrá nunca cruzar

 

"el verano de los dos"

Se ven por casualidad
En un bar de carretera
Él va de paso y ella quisiera escapar
Es un romance sin ningún mañana
Dura lo que dura el alcohol
Y él le dice sin decirle nada
Es la ocasión
Es el verano de los dos

 

"restos del naufragio"

Ya hace años que se marcho
Y todo sigue igual en su habitacion
Hoy como ayer cocina para dos
Se sienta en el salon
y habla con su sombra
Del los dias junto al mar
De las noches que no acaban
De las ganas de acabar
Con ese vacio


 

"tu media sonrisa"

Cada mañana
Hundo la cabeza en la almohada
No quiero ver la luz
Hasta que recuerdo
Que al abrir los ojos será cierto
Ahí estarás tú

album 1: miranda warning

album2: escena segunda

album3:lugares que esperan
fatima.c



mercredi 20 juin 2007, a 01:00
Shakira, l'amie des pauvres.

La Fondation “Pies Descalzos” est une organisation non gouvernementale, a but non lucratif, crée en 1995 par la chanteuse libano-colombienne Shakira avec pour objectif de venir en aide aux bambins victimes de violences en Colombie.  

 

La mission de l’ONG  est d’apporter sa contribution là ou les lacunes persistent: éducation, nutrition, soutien psychologique et infrastructures sanitaire aux enfants déplacés par les violences et la pauvreté.

Les programmes et projets de la Fondation “Pies Descalzos” sont financés par le biais d’un mécénat colombien et international, d’alliances avec d’autres ONG, de dons et par le soutien de Shakira; qui par son dynamisme et son implication, fait progresser et favorise la récolte de dons pour les Enfants.

 

PROGRAMMES:

Les programmes de la Fondation “Pies Descalzos” s’articulent autour de trois plans.

 

-Plan Padrino: Programme de parrainage d’un enfant qui a raison de 30 USD par mois permet d’apporter à un enfant la vie d’enfant qu’il n’a plus. Scolarisation, Soins, Soutien psychologique.

-Plan mas escuelas: Cette initiative à pour objectif la construction d’écoles ou l’amélioration de structures déjà existantes. Le but étant d’enseigner dans les meilleures conditions. Création de bibliothèques et de lieux ludiques.

-Plan herramientas de vida: Recréation de liens au sein des familles traumatisées, contributions financières (bourses scolaires…) 

 

PROJET:

Le projet pour 2007 est la construction d’un collège dans la ville de Barranquilla [NDLR:Colombia](ville natale de Shakira), qui s’occupera de l’éducation de 1800 enfants oú assistance psychologique, matériels scolaires et repas seront proposés.  


Une partie de l’argent pour cette construction provient du concert de charité de Shakira réalisé le 15 novembre 2006. La fondation continue cependant à recevoir des dons pour finaliser ce projet.

 

Qui a dit que les Stars n’avaient pas un grand cœur ?

 

Fundación Pies Descalzos
Carrera 14 # 94ª-61. Oficina 308
Bogotá, Colombia
+57-1-691-8612
67piesdescalzos@etb.net.co

 

SOURCE: 73http://www.fundacionpiesdescalzos.com/

 

Fatima. C

 

dimanche 17 juin 2007, a 16:07
Déferlante « bleue » et «réformes à gogo »

On aura beau dire ce que l’on voudra, le mal est fait…Nicolas Sarkozy est président de la république.

Entre réunions avec les partenaires sociaux le lendemain de son accession au trône, visite furtive à Berlin, tentative de faire accepter son mini traité a l’ensemble des pays européens et prestation légèrement arrosée au G8, notre président aura su faire parler de lui et même un peu trop d’ailleurs.  « Nicolas Sarkozy rend hommage aux résistants….Nicolas Sarkozy fait son footing…Nicolas Sarkozy condamne tel fait divers…Nicolas Sarkozy reçoit un « dictateur africain a l’Elysée …. ». A quand Nicolas Sarkozy TV ?? Pardon, le concept existe déjà, n’est ce pas TF1 ?

 

 La TV lui est tout acquise, TF1 pro-sarko, France 2 pas loin  et France 3 joue tant bien que mal son penchant à gauche. La liberté de la presse n’aura jamais autant été remise en cause, articles censurés (NDLR : article du JDD lié a l’abstention de Cécilia Sarkozy le dimanche 6 mai) et journalistes menacés. Une explication à cela ?? La plupart des grands journaux français, si ce n’est la majorité sont détenus par M. Arnaud Lagardère, principal actionnaire du Monde et de M. Martin Bouygues; amis intimes de N.Sarkozy.

 

Quant à ceux qui adoptent l’attitude « blindé de thunes et je vous emmerde », ces derniers se sentent décomplexés de l’être depuis l’accession del señor Sarko à la tête de la France…si elle a n’a encore une. Johnny revient, le bouclier fiscal est a 50 %....il délaisse gestaadt, que c’est triste !

 

Et on avance, avec optimisme et essayant de faire halte au fatalisme qui nous envahit. Oui je sais, on n’a probablement pas la même vison des choses mais on a été nombreux à avoir voté Ségolène Royal au 2nd tour et à ce titre on a le droit de s’exprimer sans se faire traiter de « gaucho has been ». On a quand même pris 5 ans ferme, sur le coup ça fait mal.

 

Le gouvernement se prépare, les reformes sont prêtes il ne manque plus qu’a les faire voter en été, pendant que la moitié des franciliens sera en vacance et déconnecté de la vie politique…c’est sur,  sa évitera des manifestations monstre, c’est toujours ça de gagner.

 

Alors, au point où l’on en est, avec une assemblée plus bleu qu’un ciel d’août, et un président qui « gouverne »…Pourquoi ne pas revenir a la monarchie ??

 

L’UMP joue tout de même la mixité, chose que la gauche n’a jamais fait. La parité dans le gouvernement, l’accession des français issus de l’immigration au plus haute fonction de l’état est à saluer. C’est déjà un pas de géant…

Ils ont au moins le merite d'etre une equipe...unie!!!

 

Fatima.C

mardi 12 juin 2007, a 00:59
"FREE HUGS"

 

Free Hugs, désigne en anglais que l'on peut traduire par étreinte (plutôt que câlin) spontané, ce concept cherche en quelque sorte à briser les barrières de l'individualisme ainsi que l'inhibition régnant tout particulièrement entre les individus dans les grandes agglomérations, mégalopoles comme Sydney, New York, ou Paris, d'une simple accolade conviviale. Ce concept s'est depuis sa création propagé dans le monde entier.

Le mouvement Free Hugs est né semble t-il en 2004 dans le centre commerciale Pitt Street Mall de Sydney en Australie quand Juan Mann brandit un écriteau avec marqué "FREE HUGS", et a été largement popularisé à partir du 22 Septembre 2006 à la suite d'une vidéo parue sur Youtube. Elle fait participer des individus qui s'étreignent amicalement aux passants. C'est l'exemple même d'un acte de bonté désintéressé.

L'initiative de Juan a mené à une augmentation progressive du nombre de personnes voulant être étreintes avec d'autres personnes (hommes et femmes) aidant à les distribuer. Après un certain temps, les gardes de la sécurité leur dirent qu'ils devaient s'arrêter, car Juan Mann n'avait pas les 25 millions de dollars nécessaires à l'assurance responsabilité publique pour ses actions.

Juan Mann et ses compagnons ont donc lancé une pétition pour essayer de convaincre les autorités de le laisser poursuivre sa campagne sans assurance. Sa pétition ayant rassemblé 10 000 signatures, l'accord de continuer son action lui fût accordé.

La musique présente sur la vidéo est l'oeuvre des Sick Puppies, un groupe lui aussi Australien dirigé par Shimon Moore qui a rencontré Juan Mann quand il travaillait au Pitt Street Mall.

Juan Mann a énoncé dans des entrevues que le but de sa Free Hugs Campaign n'est pas d'obtenir des noms, numéros de téléphones, ou rendez-vous, mais juste de dispenser de l'affection spontanée à autrui.

En France le mouvement Free Hugs a donné lieu à une campagne organisée par l'INPES contre la discrimination dont sont victimes les personnes atteintes du VIH, campagne diffusée à la télévision depuis le mois de mars 2007.

Le mouvement est aussi présent en France via le site internet Câlins Gratuits.

 

source:http://fr.wikipedia.org/wiki/Free_Hugs

source:http://www.calins-gratuits.com/next.php

PHOTO:bremenland.blogspot.com

mardi 05 juin 2007, a 23:13
Lelouch au volant, Paris en fond et Snow Patrol aux manettes

 



mercredi 30 mai 2007, a 16:54
Keane: Bedshaped to legs of stone

  C'est l'histoire d'un groupe venu d'outre manche. C'est l'histoire d'un album "hope and fears" avec comme mot d'ordre, pas d'utilisation de guitares, pour un groupe de rock, vous me direz.....c'est etrange. Mais l'etrange est parfois bien plus beau que l'ordinaire.

 C'est l'histoire d'un premier single qui a grimpe tres haut dans les charts, "somewhere only we know"...puis c'est au tour de "everybody's changing"....

 De ce magnifique album, une chanson se demarque du lot. "BEDSHAPED". L'intro au piano et la suave voix du chanteur font durer ce plaisir, celui qu'on eprouve que tres rarement a l'ecoute d'une chanson...de "la" chanson avec un grand C.

Le refrain bien plus muscle, s'adresse a cette personne qui le delaisse et attend en retour un pardon qui n'est qu'illusoire et impensable. le "i don't thin so".....met les points sur les i.

 

Ecoutez.....!!!

 

fatima.c



jeudi 24 mai 2007, a 21:38
Le "rêve français"

  Le "rêve français" crache au visage des indigènes

et des pauvres

 

La France raille souvent les Yankees et leur rêve américain : partir de rien, n’être personne et arriver au sommet. Elle confirme aujourd’hui cette antithèse en portant à sa tête le chantre du "rêve français" : être aristo, maire d’un ghetto de riche, ami des puissants et ennemi des sans travail, des sans papiers, des sans tickets, des sans espoirs et arriver au pouvoir. Quelle magnifique leçon de vie.

 

Sarkozy président, le fossoyeur de la "repentance", c’est la négation de la singularité de l’Histoire qui lie la France et ses anciennes conquêtes militaires qu’on appelle "(ex)colonies".

Prétendre que "la France n’a pas à se repentir" de ses actions et exactions guerrières, arguer qu’elle n’a pas "inventé la Shoa", c’est un mépris absolu de la vie des hommes. L’Allemagne justement qui, pour avoir guerroyé en Europe pendant 6 ans au prix de millions de victimes, s’est repent toujours et paye jusqu’à aujourd’hui des dédommagements conséquents, n’en est pas moins Allemagne, première puissance européenne. La France a guerroyé en Afrique dont elle en a conquis une grande partie durant plus de 50 ans au prix de millions de victimes. Pourquoi ne pourrait-elle pas reconnaître ses fautes sans que cela ne l’empêche d’être France ?

Sarkozy président, c’est un crachat à la figure des français issus de la mauvaise migration : l’indigène. Pas l’européenne, la noble, qui permet d’accéder aux responsabilités en une génération, là où un français depuis 200 ans, mais noir, s’entendra demander de quelle origine il est et s’il se sent "intégré". Quand à l’accession aux manettes de l’Etat, pour lui, c’est “même pas en rêve”. et si comme disait Confucius « il est plus difficile de se défendre de l’amertume dans la pauvreté que de l’orgueil dans l’opulence », alors celle, séculaire, acumulée par les indigènes et leur descendants, ne présage ni la paix sociale ni la paix civile futures.

Sarkozy président, c’est une insulte envers les gosses des banlieues, français, fils d’indigènes, qui ne demandent qu’à faire partie intégrante du pays. C’est signe que dire à un ministre arabe "je vais te casser la gueule" sans raison, c’est acceptable ; qu’accuser les noirs d’être culturellement violents, c’est normal. C’est un racisme massif refoulé, enfin décomplexé.

Sarkozy président, c’est enfin la confirmation que pour arriver au pouvoir, il faut être le plus violent, le plus brutal, le plus insultant et, dépassement de l’angoisse de castration érigée en projet politique, le plus grotesquement phallocrate - et les femmes ne se sont pas avérées en reste -, avec tout ce que cela comporte de régression débilitante. Un modèle de société évoluée, assurément.

Riches, aristos, financiers gavés de stocks options, managers aux parachutes en or, relevez la tête, gardez espoir : vous vous en sortirez, le nouveau rêve français vous est taillé sur mesure. Il est même possible de convaincre une grande partie des modestes, majoritaires, et des français descendants d’indigènes, que vous êtes de leur côté. C’est sans doute là le véritable tour de force de Sarkozy.

J.F.D.

 

source: http://www.legrigri.info/spip/index.php

photo: www.flavorphoto.com

samedi 19 mai 2007, a 23:51
I'll MAKE YOU WEAKER LIKE A CHILD!

Dido  "Don't leave home"

If you're cold, I keep you warm.....

 



jeudi 17 mai 2007, a 01:12
Clandestin:recherche avenir stable

L’envie de mettre les voiles et de prendre le large ne s’estompe pas, loin de là.

Toutes les lois du monde ne changeront rien au malaise.

Fermer les yeux, sentir le vent dans ses cheveux et savoir que le chemin n’est plus très loin avant d’arriver à destination.

La frontière est toute proche, regarde toi aussi tu peux la voir, fixe la, ne la quitte plus du regard, je sais elle pourrait nous échapper.

Avant d’être dans ce monde de liberté, il nous reste encore du chemin, la traversée s’annonce longue et le droit à l’erreur est impensable.

J’ai mis mes gants au cas ou les grillages me perceraient la peau.

Pourvu qu’à cette heure-ci les gardes côtiers dorment et que Madame chance, scintillante de beauté nous protège une fois de l’autre coté.

La nuit tombe, elle est si belle et j’espère qu’elle le sera toujours d’ici une poignée de secondes.

Le soleil se couche et cette odeur, cette odeur de liberté qui me met hors de moi.

Je m’élance, pousse mon corps vers cette grille de fer haute comme 5 hommes, j’entends le bruit du contact avec ma chaire, je grimpe, glisse et réessaie en vain. Ma chemise a changé de couleurs à multiples reprises, elle est passée de la petite tache d’un rouge timide avant d’atteindre d’autres tons. Elle pisse désormais le sang.

 

Me voila entre deux mondes. Derrière moi celui que je tente de quitter depuis toujours, celui pour lequel j’ai tout vendu, tout vendu pour un ticket vers la liberté…. (adieu la faim, le froid, les famines, les epidemies, les maladies diverses et variees, au revoir terres infertiles....)

 

Et devant moi, un monde ou l’espoir brille encore plus fort que le soleil d’Afrique….

 

Source photo:  http://www.aps.sn/Maroc_grillage.jpg

 

Fatima.C

samedi 12 mai 2007, a 00:34
12 MAI 2006: BUENOS AIRES

12 Mai 2006: Buenos Aires.

 

Ca fera désormais un an. Un an passé à te rechercher dans toutes les rues de ce monde, un an passé à rechercher ton odeur dans des lieux improbables qui n’avaient rien a t’envier.

 

On dit souvent que quelques mots valent mieux que tout un discours vide de sens.

 

Sache juste que je t’ai aimé, et que je ne cesse de le faire chaque centième de secondes qui passent.

Un an déjà…bordel !! Le temps passe vraiment très vite !

De La Boca, a l’avenue Rivadavia  par le colectivo 64. De la Place de Mai avec ses multiples drapeaux bicolores au Congrès et son imposante beauté…..

 

Bons Baisers de Buenos Aires…. !!!

 

Fatima.C

 

(SOURCE PHOTO : www.vogue.fr)

dimanche 06 mai 2007, a 04:15
Reponse d'un partisan de N.Sarkozy!!

  Il y a quelques temps, j’ai laisse un  commentaire sur un blog ou le sujet était M. Sarkozy.

Le com n’était rien de plus que un extrait de mon article « VOTER PS C’EST SAUVER LA DEMOCRATIE ».

 

Très intéressée par la vivacité du sujet, j’ai répondu a un autre commentaire qui disait que si sarko était elu…ce serait le chaos et que cela serait bien fait pour lui.

Voici mon commentaire: 

 

fatima écrit le samedi 28 avril 2007, a 17:08

Ce serait vrt idiot de mettre a mal la France si Sarko est elu par le biais d'emeutes ou de manifs..... c'est la loi de la democratie...qu'il n'en plaise ou pas, il est arrive au second tour par les voix du peuple....meme si je désapprouve totalement et inconditionnellement sa politique et sa vision atlantiste des choses....Mais, si il est élu, il faudra s'y faire et espérer que les législatives soit plus favorable a l'opposition...
Remettre en cause la ligitimite de Nicolas Sarkozy, ce serait remettre en cause la démocratie!!!!!

LE 6 MAI VOTEZ PS!!!!!!!!

http://fatilicious.blog.mongenie.com/

fatima.c

 

En réponse a ceci, un partisan de Nicolas Sarkozy a écris suite a mon commentaire un message tres pertinent et d’une gentillesse accrue. Apres avoir supplier le propriétaire du blog de publier le message alors qu’il s y était longuement oppose…Voila ce que cela donne :

 

laurent a écrit le mercredi 25 avril 2007 à 17:55
En réponse à : LE PIRE DU PIRE
Oh mais t'inquiette pas Fatima, tu seras pas reconduise aux frontières. Je pense que si vous préferez voir des lascars que des flics c'est qu'il est chez vous le problème, et si vous croyez que le renforcement de l'application du respect de tous et de la loi veut dire qu'il y aura un policier derriere chaque personne c'est qu'il faut aller consulter.
Arf décidément les utilisateurs de blog.mongerie ne sont pas partisants de l'avancée économique, de l'ordre et du changement.
Vous vérrez bien que sarkozy n'est pas si terrible quand il sera président.

 

 

Ma reponse a ete claire et sincere:

 

 

Cher Laurent

 

1- Dans un premier temps, je tiens à te faire savoir que je suis française étant née sur le territoire française. Si cela ne suffit pas pour toi, je tiens également a te faire sa voir que je suis sûrement encore plus française que ta carte d'identité peut l'indiquer.

Mon grand père marocain a combattu comme tirailleur marocain pendant la seconde guerre mondiale pour la France, pour un drapeau et une nation qui n'était pas la sienne.

Mon père était de ces immigres étrangers que l'on est allé chercher dans les années 70 au Maghreb pour qu'ils fassent le travail que les français ne voulaient pas faire.

Je suis née en France, j'ai grandi ici, j'ai fréquente l'école de la république et me suis pliée a ces lois comme l'ensemble des franciliens ( au cas ou tu le saurais pas...sa veut dit français)...on sait jamais!!

 

2- Tu prétends faire partie d'un mouvement ( UMP) qui sera le futur et va radicalement changer nos pauvres vies frustrées depuis plus de 10 ans grace a la droite....très bien!! J’espère que tes convictions sont réelles et que tout se passera comme il le faut!! Mais si vous prétendez construire le futur en vous attaquant a des gens avec des noms a consonance maghrébine...mon dieu qu'on va aller loin!!!

Alors c'est sa l'héritage du Gaullisme???Alors c'est sa l'ouverture d'esprit???Alors c'est sa "donner sa chance a tout le monde??? alors c'est sa le futur...la démocratie???

Quand je dis que j'ai peur....on me dit "mais de quoi??..." de gens comme toi Laurent.....de pauvres tiers mondes cérébraux dans ton style qui prétendent remettre la France sur les rails.. alors qu'ils la conduisent droit au mur par leur ignorance, par leur mépris et par leur fameuse phrase qui tuent "les étrangers mangent le pain des français" ou encore "la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde" force est de constater que elle n'a pas besoin d'aller la chercher bien loin la misère....elle dispose d'un taux défiant toute concurrence ( n'est ce pas Laurent???)

 

3- si je te fais mal dis le moi…mais je doute que cela fasse aussi mal que ton « on ne vas pas te raccompagner aux frontières »… sur ce coup la tu m’as saigné.

 

4-Un français sur 3 est d’origine étrangères…auront-ils également droit au même commentaire que moi ?? Ou est il bien plus simple de s’en prendre a une fille derrière son ordinateur…..au lieu d’affronter un peuple métissé, mélangé et fière de ses origines. ???

 

5- Dans ton com tu disais : « Pour ma part, je pense voter Baillrou »,  j’espère juste que le 22 avril, dans ton bureau de vote,  tu n’as pas perdu du temps a chercher le bulletin marque « Baillrou »…..

 

6- Enfin, tu disais également… : « mon idéal est le modèle politique suédois et norvégien (un social qui marche avec une économie libre qui fleurit) » Je te conseille d’y aller une fois dans ta vie pour te rendre compte du type de politique qui existe la bas… Le bien être est l’un des objectifs essentiels… les étrangers sont intègres a une vitesse remarquable, on ne s’attarde pas sur l’origine, la consonance des noms….

 

 

Je dois en penser quoi au final?????!!!!! 

mardi 24 avril 2007, a 23:07
I LOVE SARKO

 

dimanche 15 avril 2007, a 02:51
Projet Humanitaire:Besoin de vous!!!!!

 Un mois pour trouver  une idee originale pour developper un projet humanitaire, culturel ou ecologique a l'etranger.

 

Des idees???

 

Votre aide m'est de la plus grande utilite!!!!!!!!

 

Des contacts a travers le monde?? Des sources de financements???

 

JE VOUS ECOUTE

 

MERCI DE VOTRE AIDE.......

 

 

jeudi 12 avril 2007, a 11:13
RUNAWAY LOVE

 

  C’est l’histoire de Maria, colombienne de 16 ans, elle vit à Medellin au milieu de toute ces guerre entre rebelles révolutionnaires et membres corrompus du gouvernement. Elle a grandit entre zones démilitarisés et insurrections de rebelles. Elle donnerait sa vie pour sortir entre amis un samedi soir à la discothèque du coin sans que l’escapade nocturne tourne à la prise d’otages.

 

Jonathan lui a 14 ans, « l’enfant seul » c’est bien lui. Oxmo le disait si bien. Le Nord de la France, c’est son quotidien. Sa vie se résume aux crises de nerfs que sa mère fait chaque fois que son père fait réapparition dans sa vie. Il aimerait tellement que tout redevienne comme avant. Il passe sa vie devant les Simpsons mais il y a bien longtemps qu’ils ne le font plus rire. La fenêtre de sa chambre est le seul remède à ses maux, la défenestration mentale, c’est son secret.

 

Samir habite un petit village de montagne au Nord du Maroc. Il a fêté ses 13 ans hier, au milieu des moutons, qu’il garde tous les jours. Son trésor, c’est ce livre que le fils du voisin lui a donné. Il sait déjà que sa vie ne sera pas du gâteau, d’ailleurs il ne sait même pas quel goût ça a.

 

Yang est chinois, il bosse 12 heures par jour pour Nike. Pourtant il n’en porte même pas à ses pieds. Son pays est en plein essor, la croissance atteint des sommets mais lui est au creux de la vague. Avoir perdu son sourire d’enfant avant même d’être adulte, c’est vraiment triste.

 

Diego est argentin, il a 19 ans. Il est « cartonero », il fait les poubelles de Buenos Aires dés la tombée de la nuit. Il revend sa récolte quotidienne pour quelques pesos aux industriels. Il vous dira que le pire n’est pas la misère quotidienne, mais le regard humiliant des autres.

 

Le crack fait fureur à Brooklyn, quelle malchance, Tyrese est tombé dedans depuis ses 16 ans. Aujourd’hui il fête ses 20 ans avec comme seul compagnon une petite pierre blanche et une pipe. Sa vie ce n’est pas de l’or, pire que ça, c’est du cristal.

 

Roger est congolais, les affrontements quotidiens dans Kinshasa il connaît ça par cœur. Il pourrait même écrire un livre sur la corruption et les violences commis par son dictateur et fou de président. Voila 11 ans qu’il s’est réfugié en Afrique du Sud, mais cela n’empêche pas les longues nuits d’insomnie. Le retour est improbable car la république démocratique du Congo n’est pas aussi démocratique que l’on pourrait le croire. 

 

C’est l’histoire de 300 000 Etres Humains morts depuis 2003 dans une région du monde tristement connue : Le Darfour. Un génocide qui fait selon l’ONU 10 000 morts par mois. L’indifférence de l’Occident, y est pour beaucoup. Les casques bleus tardent à arriver et la communauté internationale condamne mais n’agit pas. Les populations n’en finissent pas d’être déplacé, d’agoniser, de se vider de leurs tripes et de mourir dans le plus grand des mépris.

 

 

La vie d’un Africain aurait-t-elle moins de valeur que celle d’un autre ??

 

http://www.sauverledarfour.org/appel.php

samedi 24 mars 2007, a 23:23
Le monde dans 50 ans....

  Le plein emploi en France succède aux longues vagues de chômage.

 

 Désormais la croissance est de 18% par an et la dette de près de 1, 211, 768, 239,278 d’euros en 2007  n’est plus qu’un mauvais souvenir.

 

Le trou de la sécurité sociale de 8 milliard d’euros a été résorbé par une série de reformes au plus grand bonheur des français.

 

Le carré magique de Nicolas Kaldor, n’est plus un objectif pour la France puisque il est réalité. C’est le plein emploi dans toutes les contrées de France, l’inflation n’a jamais été aussi stable, la balance commerciale atteint des records d’excédents et encore mieux notre PIB est 7 fois supérieur a celui des Etats-Unis, qui au passage, sont devenu un état comme les autres et non au dessus des autres.

 

Liberté – Egalité - Fraternité, la grande supercherie de la république française a désormais des raisons d’être puisque, les hommes sont véritablement égaux. Toutes les origines et croyances sont acceptées. La  loi qui interdisait le voile a été supprime, on a enfin compris qu’un bout de tissu est une conviction personnelle et que tout un chacun se doit de la respecter.

 

Le paysage politique a changé, les partis racistes ont disparu, faute d’adhérents, ils ont arrêté de faire de la propagande pour des idées que plus personne ne partage.

 

La confiance est revenu parmi les ménages, il n’y a plus de travailleurs pauvres et le travail a été revalorisé, un avocat ou un maçon, ce sont avant tout, deux êtres humains  exerçant une activité professionnelle.

 

Plus d’immigrés clandestins puisque l’Afrique est devenu le continent le plus riche, et plus personne n’a de raison de venir manger le soi disant « pain des français ».

Il n’y a plus de tiers monde ou de pays du sud, tous les pays sont maintenant sur le même pied d’égalité.

 

 L’Afrique a retrouvé ses richesses et ses terres, on a longuement salué le départ du néocolonialisme du berceau de l’humanité. Dire qu’il y a encore peu, on tuait pour du caoutchouc ou des diamants……mon Dieu, quelle honte !

 

D’ailleurs la misère, plus personne ne sait ce que c’est. Les hommes ont investi dans le développement humain pour faire contraste avec leurs ancêtres, le but : le bonheur de l’homme avant son argent.

 

Plus de dégâts climatiques puisque, l’homme s’occupe de la nature et lui apporte a son tour ce qu’elle, lui a apporté durant tant de siècles.

 

Le principal souci de chaque nation est l’éducation de ses populations et le confort de ses peuples. Le travail des enfants est gravement puni et chacun a droit à un espace vital digne.

 

L’être humain a changé, plus de jalousie et d’hypocrisie. Un sentiment et une attitude que l’on a désormais bannis.

 

……quelle blague !!! En tout cas, aussi différent que l’on puisse être, l’espoir fait vivre

 

 

 Fatima. C

mercredi 21 mars 2007, a 20:19
Dear Diary

  Ecrire, c’est un peu la thérapie non pas des pauvres, mais de tout le monde en fin de compte.

 

Qui ne se souvient pas avec nostalgie de son premier journal, de son premier article qui 10 ans après parait si stupide, de sa première réelle envie d’écrire pour ne pas crier, pour ne pas sombrer. Eliminer les maux par les mots.

 

Le récit d’une anecdote, d’une histoire de famille, d’une amourette cachée sous un pseudo, au cas oú le journal serait découvert par des yeux indiscrets.

 

Le plaisir, c’est bien sur d’écrire mais c’est surtout de se relire quelques années après, de constater les fautes d’orthographes, les accidents de parcours et surtout se remémorer une tonne de souvenirs enfouis par le temps.

 

C’est souvent aussi des « Cher journal, aujourd’hui je me confie a toi a défaut de pouvoir dire ce que je ressens aux autres, car si demain je regrette ce que j’ai écris, je n’aurais qu’a déchirer la page et dans le meilleur des cas réécrire l’histoire ».

 

Ecrire pour ne pas oublier, pour ne pas s’oublier.

 

Prendre le large et faire de sa vie un océan de bonheur….depuis son lit, le regard dans le vide, face a une fenetre sur laquelle tombe toutes les gouttes de pluie au monde, armé d’un stylo et d’une feuille et comme seul compagnon, son imagination.

 

Se battre avec soi même, éloigner tous ses démons, chercher l’inspiration dans les endroits les plus insensés.

 

Ecrire, c’est éloigner l’agonie.

 

Fatima.C

 

La magnifique chanson de la belle Alicia Keys, en live et au piano. Extrait de son second opus, The Diary of Alicia Keys, le titre c’est tout simplement « Diary »

 

 

 

 

 

 



vendredi 16 mars 2007, a 17:11
Nostalgia....siempre tu!

  Solo quiero saber por qué la vida nos dejo cada uno en un rincón de este mundo.

Si al encontrarte me encontré, hoy te perdí y sigo hablándome como lo hacías tú.

Tanta gente que busca en las estrellas la esperanza que nadie los ofrece

Daré mi vida para ser esta flor que solía ser antes, cuando de noche nos íbamos guiados por la luz de tus ojos.

Cuando los libros seguían aprendiéndonos lo que significaba el mundo y cuando cerca estabas.

Hoy todo cambio, hace un rato que las palabras no calman más a nadie

Perdí mi sonrisa de niña y de tu recuerdo, guardo los buenos momentos y tu mirada perdida.

Hace frió bajo el sol y el camino para volver a casa es siempre difícil de encontrar.

 

FATIMA.C

vendredi 02 mars 2007, a 22:09
Buenos Aires, le tango et ....La nostalgie

Astor Piazzolla (11 mars 1921 à Mar del plata -   4 juillet 1992 à Buenos Aires.

Joueur de Bandoneon et compositeur argentin.

Il fut considere comme le musicien le plus important fin du XX siecle pour le Tango.

 

Il revolutionne le tango et se met a dos la moitie des tangueros qui jugent que sa musique n'est pas du Tango.

 

Il etudiera a Paris la musique bien plus tard et sera reconnu dans le monde musical avec des titres comme; "Balada para un loco", "tres minutos con la realidad", "9 de julio" ou encore "soledad" qui est le morceau visible ici en video...

 

Fatima C



dimanche 18 février 2007, a 16:53
L'Immigration: expliquee a ma fille!

  « Débarqué sur un quai de gare, il y a déjà des années. C’était en 1973, Pompidou était au pouvoir et le monde était tout autre.

On m’a proposé de venir travailler pour ce pays dont j’ai longuement entendu parlé. Mon père lui aussi m’en parlé, mais c’était un autre contexte. Il a faillit se faire trouer la peau pour le drapeau tricolore, Dieu merci, il en est sorti vivant. Alors à mon tour de me faire exploiter, mais dans l’immédiat ce n’est pas le problème. J’y resterai que quelques années, deux ou trois peut être, juste de quoi assurer mes arrières et revenir au pays faire manger mon père à sa faim et pouvoir l’amener au docteur de temps en temps.

 

On est venu nous chercher. Au, début ils leur fallaient 80 ouvriers mais de peur que certains se désistent, ils en ont demandé une centaine, au final tout le monde était au rendez-vous. La misère sait convaincre.

 

On a ensuite traversé un pays très pauvre, aussi désert que le mien, la misère y fait rage. Je vois enfin de mes propres yeux ce que l’on appelle l’Espagne. Les contrôleurs de train, se font un malin plaisir à nous regarder de la tête aux pieds. C’est qu’on doit en avoir des drôles de têtes, qu’est ce qu’en j’en sais moi.

 

Arriver dans ce pays ou tout est si bizarre, ces hommes aux yeux bleus nous expliquent notre travail, et quelques cours de français nous sont donnés à la va vite.

 

Tout est si calme ici, on mourait presque d’ennui, heureusement qu’on se retrouve entre nous le soir et que l’on peu parler notre langue autrement je ne sais pas si j’aurais tenu.

 

Les année passent, voila désormais 4 ans que je suis ici, le travail est de plus en plus rude et les gens de moins en moins accueillant. Autrefois, lorsque l’on travaillait sur le bord des routes, ils nous portaient du café, maintenant tout a changé. Mais, je les aime tout de même, la qualité de vie qu’ils nous offrent est bien meilleure que celle du pays, on travaille beaucoup mais les droits de l’homme ce n’est pas du vent par ici. J’en ai des choses à raconter à papa à mon retour, j’espère juste qu’il sera encore en vie.

 

Les années passent et mon projet de retourner au pays est de plus en plus incertain, je me suis habituée à un mode de vie et je me suis fais des amis, même si ils ne sont pas aussi drôles que ceux de mon village. D’ailleurs, ils me tardent de rentrer au pays pour les réunir autour d’un bon méchoui, pour leur raconter les bizarreries que je vois ici, les connaissant ils seraient mort de rire, en attendant je suis mort de fatigue, mes genoux me font terriblement mal, mais il faut continuer, je voudrai que papa monte dans la voiture que je compte acheter bientôt avec ma paie.

Je ne compte plus désormais les aller et retour entre ma terre et mon gagne pain. Les amis du travail se marient ou retournent au pays alors je me sens de plus en plus seul. Moi aussi je me suis marié, et j’ai un enfant. Je veux le meilleur pour lui, le retour semble improbable.

Le séjour dans ces terres de plus en plus inhospitalière s’allonge et ma famille s’agrandie au fil du temps. Ma paie insuffisante ne permet pas de faire vivre ma famille installée ici avec moi et celle à l’autre bout de la méditerranée. Ma vie a changé et ma situation aussi, je me suis battu, j’ai atteint un autre niveau social et on me regarde de façon suspecte mais on me reconnaît du courage. »

 

Cet article c’est comme si c’était mon père qui l’avait écrit de ses propres mains. Son histoire, c’est celle de millier de français.

 En tout cas, je n’ai plus trop de raison de croire en ce pays. La maigre pension d’ancien combattant qu’a perçu mon grand père l’a plus tué que fait vivre décemment. Il a dernièrement fallu un film pour que la mémoire collective se rende compte qu’un tirailleur africain gagne 3 francs 6 sous alors qu’il a autant exposé sa vie qu’un français. 

Où est la France que mon père a connu à son arrivée ? J’ai peur.

 

 Mon grand père a lutté pour la liberté de la France et papa lui, à la sueur de son front a participé à sa construction. Est-ce que ce pays le leur rend ? La France va mal, alors il fallait bien faire porter le chapeau à quelqu’un. Qui de mieux que l’Immigré ?

Le coupable idéal. On le paie 2 fois moins qu’un autre et on lui reproche tous les maux de la terre.

M’enfin !!

VIVE LA France………………..

dimanche 04 février 2007, a 15:06
una carta azul con una palabra que me diga que me extranas...!!

  Belanova, c’est d’abord l’histoire d’un voyage, celui de la découverte d’un monde comme je ne l’avais jamais vu.

 

 Avoir réalisé mon rêve, voir l’Argentine de mes propres yeux et foulé les rues interminables de Buenos Aires. Si mon rêve était d’y aller, désormais mon rêve est d’y retourner.

 

« Prendre le large, faire de sa vie un océan de bonheur ou du moins essayer….. » C’est de moi et de personne d’autre… « J’ai désormais décidé de l’ouvrir au détriment de certaine pauvres personnalités.

Passer un bon bout de temps à se chercher, faire 12 000 km pour se trouver….et sentir en soi l’émergence d’une conscience nouvelle.

 

Belanova, c’est un groupe pop electro mexicain, qui fait outre manche beaucoup parlé de lui. On a souvent tendance à vouloir enfermer un pays dans 2, 3 préjugés infondés. Ces même qui dirait que nous, les français, on mange de la grenouille, on s’en mauvais et qu’on consomme plus de camembert que d’eau fraîche.

 

 Le Mexique ce n’est donc pas 3 mexicains avec un sombrero qui font une sieste sous un soleil brûlant ou encore 2 cactus qui se battraient en duel alors que le pays, c’est avant tout une diversité de paysage comme on en voit très peu et une histoire avec un grand H.

 

Ce groupe, composé de Denisse Guerrero, la chanteuse, Richie et Edgar à la guitare et au synthé est un peu à la base d’une révolution musicale.

 

Ce sont des mélodies sucrées pop avec un fond électro très efficace, des paroles écrites par la ravissante chanteuse du haut de ses 25 ans. Quant à la voix angélique et féerique de cette derniere, Denisse Guerrero, que dire ?? Un voyage au pays des anges avec des paroles qui mêlent étoiles, amour et poèmes…

 

Ils se sont d’abord fait connaître avec l’excellent titre « tus ojos » (http://www.radioblogclub.com/open/42945/belanova_tus_ojos/Belanova%20-%20Tus%20Ojos) qui apparaissait sur le lancement publicitaire de Mitsubishi Mexique.

 

 Le succès est immédiat est donne lieu a un album nommé « Cocktail », une véritable réussite artistique saluéepar toute la critique, l’album se classe en haut des chartes dès sa sortie au Mexique.

 

Les titres qui suivent sont « aun asi te vas »

 (http://www.radioblogclub.com/open/42945/belanova_aun_asi_te_vas/Belanova%20-%20Aun%20Asi%20Te%20Vas)

et « what a shame »

 (http://www.radioblogclub.com/open/42945/belanova_what_a_shame/Belanova%20-%20What%20a%20Shame), une balade sur un ton house enveloppé de la voix douce et sexy de la chanteuse.

 

Le succès est national et déborde même les frontières mexicaines.

 

Mais il faudra attendre le second Opus de ce groupe originaire de Guadalajara, au Mexique pour que le succès prenne une autre forme.

 

Dulce Beat, leur nouvel album est sur la même lignée que le premier mais celui-ci bien meilleur et fera plus de bruit.

Le premier single annonce la couleur  «  me pregunto » fait un carton dans toute l’Amérique latine, lancé par la très puissante MTV latina, le clip se trouve en tête des diffusions des chaînes musicales.

 

Le second extrait « por ti » atteint les sommets. Le groupe se produit en Argentine, en Uruguay, au Chili ……et les USA les réclament.

 

La tournée dans toute l’Amérique Latine et aux USA, donne naissance à Dulce Beat Live, l’album live avec des versions acoustiques et de nombreux invités.

 

Le groupe s’est fait un nom et est désormais une référence. Une tournée est serait prévu en Espagne quant à la France, c’est toujours le silence radio.

 

Dernièrement, le groupe a participé à la version espagnole d’une chanson de la comédie musicale High school musical, « eres tu ».

 

Voici quelques sites sur le groupe.

Faites vous plaisir !!

 

-         http://www.belanova.org/love/

-         http://belanovafans.blogspot.com/

-         http://en.wikipedia.org/wiki/Belanova

-         http://www.parolesmania.com/paroles_belanova_7838.html

 

 Fatima C

samedi 20 janvier 2007, a 18:41
L'Amerique du Sud passe encore a gauche...!

  La flamme socialiste qui se propage en Amérique du Sud n’est pas prête de s’éteindre.

L’Amérique Latine devient aussi rouge qu’une tomate.

 

Tout d’abord, l’accession d’Evo Morales en Bolivie, symbole du profond changement que l’on vit outre atlantique, pour la première fois un indigène atteint la présidence d’une nation. Autant dire que l’on est loin des blancs milliardaires qui gouvernent des pays auxquelles ils ne connaissent rien. Une fois élu président sans perdre de temps, il se range du coté des producteurs de coca et met en place une série de nationalisation. L’objectif redonner au peuple la souveraineté qu’il n’a plus depuis la colonisation espagnole.

 

Ensuite a eu lieu l’élection très médiatique de la très féminine Michelle Bachelet, au Chili. La campagne ne fut pas gagnée d’avance, face à un électorat très conservateur et machiste. Mais elle put ainsi compter sur l’aide du parti socialiste français (jack Lang et ségolene Royale en tête….) comme invitées d’honneur lors de sa campagne.

 

Il y a aussi le charismatique et intrépide Hugo Chavez, qui a la tête du Venezuela depuis plus de 5 ans désormais. C’est le symbole même de l’opposition de l’Amérique du sud a l’Amérique du nord, de ce raz le bol de néocolonialisme impose par les « yankee » comme ils les appellent. Son programme : éradiquer la pauvreté et nationaliser à outrance le pays. Le résultat : Les pauvres mangent à leur faim, des écoles sont construites dans les quartiers les plus démunis et le président se prend pour un dictateur. Ses amis? Fidel Castro ou dernièrement le président Iranais…..

 

 

Le Brésil lui, compte sur Lula, passé d’ouvrier quelconque à président de la république, un sacré parcours. Son désir, faire du Brésil une terre sure et faire de la pauvreté un mauvais souvenir. Mais, le Brésil c’est à lui seul un continent, ce n’est pas en un mandat que l’on va changer la face de la terre. Alors le pays des « favelas » continue avec Lula, réélu récemment.

 

La dernière élection en date, c’est celle de Rafael Correa à la tête de l’Equateur. Pays instable ou les ultimes présidents ont jeté l’éponge avant même la fin de leur mandat. La tache s’annonce difficile. En tout cas Rafael Correa peut compter sur l’aide de son grand ami Hugo Chavez, et sur la révolution « Bolivarienne » que le Venezuela, la Bolivie ont déjà mis en place et qu’il compte bien suivre.

 

Une seule explication a ce fléau socialiste l’envie d’en finir avec les inégalités, la corruption, la pauvreté et l’omniprésence de la grande Amérique (USA).

 

Il n’y a pas si longtemps, lors de mon séjour en argentine, les murs disaient :

« BASTA DE PAGAR LA DEUDA EXTERNA CON EL HAMBRE DEL PUEBLO »

Traduction : Assez de payer la dette externe avec la faim du peuple…..

 …..

 

fatima.c

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